‹ Philosophie mathématique et médicale de la vaccine [electronic resource]Chapitre 6 sur 43 · L'AUTEUR AU LECTEUR · texte numérisé non relu

L'AUTEUR AU LECTEUR

Notre tour est venu de prendre la parole.

A cette question de la France médicale :

« De quel côté est la vérité ? w

L'ouvrage suivant répondra; mais déjà le lecteur sait de quel côté elle n'est pas. C'est quelque chose!

Laissez là M. Bertillon, qui n'a fait probablement que prêter son nom à de plus timorés , vient-on nous dire ; adressez-vous à ses maîtres. — Soit !

Nous dirons donc dès à présent , — parce que ces faits ont été démontrés par le Journal des connaissances médicales et n'ont pas été contestés; — nous dirons, sans hésiter :

1° La vérité n'était pas avec M. Charles Dupin lorsque, le 4 décembre 1848, il a dit à l'Académie des sciences :

« Avant la vaccine, 1 ,000 naissances produisaient 502 survivants de 20 ans. »

En effet, il est de notoriété publique qu'elles en produisaient au moins 592, soitfj de plus !...

(Voir le journal cité, 20 mai 1858.)

2° La vérité n'était pas avec M. Andral lorsque, le 8 février 1858, il a dit à l'Académie des sciences :

« L'augmentation de la mortalité en France n'a porté « que sur le sexe masculin. »

En effet, il est de notoriété publique qu'elle a porté swr les deuxsexes, égalementet simultanément!

(Voir le journal cité, 20 mars 1858.)

3" La vérité n'était pas avec M. Bousquet lorsque, dans son rapport officiel sur les vaccinations de 1847, fait en 1849, il a écrit et dit :

« Tous les vaccinés triomphent des coups de la variole. »

En effet, il est de notoriété publique qu'à l'hôpital de la Pitié, en 1825, ainsi qu'à celui du Gros-Caillou, en 1838, 155 sur 1,000 ont succombé.

(Voir le journal cité, 20 juillet 1855.)

Cherchons donc maintenant la vérité ; mais que ce soit à des sources plus sûres et moins trompeuses.

E. A. ANCELON.

Page 1