PARTIE PRATIQUE. — GHAP. VI
dans les enfants. De là, une transmission lente d'ftge en âge de la vie intriligente» on de la connaissance de la vérité par la tradition ; et parce que cette tradition, passant à travers les sens, Fimagination et les pensées des peaples, tendait toujoars à s'altérer, à s'obscurcir, le mouvement en devenant plus difficile à mesure qu'dle avançait, et ainsi l'action de la Térité moins efficace , il a fallu qu'elle fftt ranimée à certains intervalles par de nouvelles manifestations, faites à des hommes choisis de Dieu pour recevoir et annoncer sa parole. Dans ceuxlà il y a donc eu ausm., outre la participation à la tradition commune, un surcrdt de vie intelligible, de lumière céleste , et leur parole rajeunie et devenue plus féconde a ranimé la génération spirituelle, accéléré, ëpuré et renouvelé la communication de la vérité. Ce sont aussi des princes dans l'ordre moral , des chefs de dynastie selon l'esprit. Tels sont à divers d^és tous les hommes remarquables qui reçoivent la mission d'annoncer la vérité à la t^re , dé quelque nom qu'on les appelle , prophètes , apôtres , poètes dans le sens supérieur, génies. Nous ne les rapprochons ici que sous un rapport, à cause du privilège qu'ils ont par-dessus les autres hommes, de recevoir la connaissance de la vérité par une communication spéciale. Que cette communication se fasse objectivement au moyen d'une révélation proprement dite, ou subjectivement dans leur conscience et leur entendement; qu'ils aient vu Dieu, le ciel et la vérité dans leur corps ou hors de leur corps, comme dit saint Paul de lui-même, nous n'examinons pas ces différences en ce moment. De tout temps la vérité s'est propagée sur la terre
tuai ce qn 7 «ppanît;, aTiHt cwitiiifi d'en bwt, pour icisties çd reofaraTeot 9 de k fdnBe ci jouis prêtei à faceabler. la ludili»
ff^ndiie chez tous les peapla, et altérée, on y retrooTc cepeadaM des Térités premières, bases de la neas d de la dyriSêatàon. Partout oo toiI llambeaoi de leors semUaldeft, ter et de les eondoire dans la que lepennet Tétat inteUeetodct:
boflunes s'appuient tonjonn snr les eKpliqofflt et dé^dopp^it par «ne Ii pour les fairepaner dans la ¥ie iwDc des pcopies. Ils deviennent les pères si»ritnds de knrs coiAeBipnraÎDS, puisqu'ils leur transmettent la Tîe de Fiaidligenoe. A cette génération selon Tesprit se mèkat, cobbk ila génération de la diair, les aoddenls de la CûiilesBe et de la ccNrmption bumaine. Les esprits pnrs cl âcTés sont les plus propres à communiquer le Yiai , de même qn'un corps sain reproduit sainement h yîc de l'oi^anisme. Dans ce monde le mal est toujoars à cftté du inen, rerrenr auprès de la vérité ; les cimtraîres se touchent partout, circulent ensemble, et c'est justement poor en faire le triage,^ pour en opâ'er la séparation, que rhomme a reça
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la raison , la liberté , d avec «lies le gcayernement de la terre.
La transmissira de la vérité est donc aussi éontinne dans le monde qne la propagation de la vie. L'hamanité Tit spirituelloinent, moralement par la tradition, comme elle subsiste physiquement , matériellement par la géné*ration. La tradition est la eondilion absolue de la vitalité psychique des individus et des peuples , et ils se tuent moralement, quand ils s'en séparent* Or , de même que dans Tordre physique il y a un développement principal du genre humain, et au milieu des familles et des races qui ont paru sur la terre, une filiation princière, une branche aioée, qui doit être Taxe de Thumanité, sa lignée la plus directe : ainsi dans l'ordre spirituel , il y a eu de tout temps une tradition fondamentale, où la vérité s'est conservée intègre, inviolable dans sa forme et par la lettre , afin que les pensées et les passions des hommes ne \insseut point l'altérer. Cette tradition , remontant au commencement des choses, s'est propagée dans l'ancien monde par un peuple choisi de Dieu à cette fin : elle a continué son cours dans le monde moderne par l'institution providentielle de l'Église, succédant à la Synagogue, pour transmettre intact à l'avenir le dépôt de la parole divine , accru par une révélation nouvelle ; et elle est devenue l'axe du développpement intellectuel et moral de l'humanité , à laquelle elle a fourni la base et le soutien de la science , des arts , de la législation, de toute l'existence sociale. C'est de ce fonds primitif que vit l'homme civilisé; c'est le point de départ de son progrès et la garantie solide de son avancement. Là est le salut du
«i:î reiLosopHiE morale.
^Mn teMMi, parce que là seulement se troave la Yérité |tt ^«ifie Fesprit , la jastice qui règle la volonté , le
MNurrit et affermit Tàme. Aussi est-ce du Gbrisqt'est né le monde moderne , avec ses lumières,
, sa dignité , sa charité. Il n'a prospéré qu'en attaché à la doctrine chrétienne , il péridite dès ifaTil essaie de s'en séparer, et s'il pouvait s'en détacher «rtièrement , il retomberait inévitablement dans la barbarie. Or, le Christianisme, c'est la tradition de la parole de Dieu , enseignée et appliquée par l'Église.