‹ Philosophie morale (volume 2)Chapitre 198 sur 199 · PARTIE PRATIQUE. — CHAP. X · texte numérisé non relu

PARTIE PRATIQUE. — CHAP. X

commande si fortement de ne point juger notre prochain; car nous avons toas notre jage, qui nous attend à la porte de cette vie, et nous serons jugés par la mesure que nous aurons appliquée à autrui.

Les attentats à la réputation et à Thonneur sont peut-^ être ceux auxquels un homme de cœur est le plus sensible et qu'il a le plus de peine à supporter; ils froissent le sen* timent de la justice et blessent Famour-propre. La crainte du mépris public, dn déshonneur devant la société^ crainte toujours exagérée par Timagination, est un des tourments les plus vifs pour l'homme du monde; et comme la législation et la police sont impuissantes à le garantir de ce côté , il est tenté de se défendre lui-^ même et de yenger sa propre injure, surtout quand le préjugé populaire Yj pousse et lui en fait presque un devoir. C'est assurément la considération la plus forte en faveur du duel. Il y a des cas, dit^n, où la société ne peut me protéger, ni moi , ni les miens , parce que les offenses trop subtiles échappent à sa prise. Reste* ront-elles sans répression, parce que la vindicte publique ne peut les atteindre? Resterai-je exposé à des atta*^ ques impunies ; et si la loi civile m'abandonne , dois-je m'abandonner moi-même? C'est justement quand elle ne sait point me défendre que je dois le faire : car je rentre dans mon droit naturel, là où le droit social est impuissant. Je suis le gardien né de mon honneur et de celui de ma famille, et je le garantirai par tous les moyens. L'insolent qui m'outrage , le calomniateur qui me déshonore me donnera son sang pour prix de son injure. Cette manière de raisonner plait à la justice naturelle, et de là,

BodrigiKz, de Fâdm, de. cte. L'antre di06e, non ■oÛH inipiiftjiBir serait, après aroir exposé la théorie des demiiiy iTea ■ostier TapplicatHMi à la TÎe de chaeon et de tDOS les jo«n ; ce qui coudait fini eiMé, à une ea- $m$iiqiu, daas les cas de doote on de collision ; de Tan^ tre à la dirutiom des comMôemen^ en tant qn'il s'agit de former la Tcdonté i la ^atiqne dn bien. Or chaque théologie Bonde a sa partie casnistiqne, et quant àla direction, elle ne se fait point par les Uttcs.

9ons ne reiiendrons done pins snr la Morale , sinon peot^-étre pour en écrire rhistoire, dans nn cours de morale comparée, on les direrses théwîes des philosophes^ mises en face les nnes des antres, seraient appréciées et jugées an point de Tue chrétien, qui les domine tontes.

En finissant ces deux Tolumes, nous sentons le besoin de remercier le Père des lumières, celui de qui Tient tout don parfait et qui a daigné nous soutenir jusqu'au bout de cette nouTcUe carrière. Puisse cette œuTre, dont nous lui offrons et reuToyons tout le bien, tourner à sa gloire, et lui ramener quelques-unes de ses plus chèreâ créatures !

PllV BU DEUXIBMfe YOLUMBi

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