‹ Philosophie moraleChapitre 100 sur 224 · PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV · texte numérisé non relu

PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV

et par conséquent sainte à double titre. L'amour est le caractère de la maternité. La puissance s'impose et pèse; elle Yeut soumission et obéissance. Par elle le père est le ebef de la famille , que dirige son intelligence, que sa force nourrit et protège. Il voit surtout dans son enfant l'effet et l'objet de sa puissance ; il s y complaît oomnie dans son produit , témoignage de sa force , instrument de sa volonté ; il s'y contemple avec orgueil. La réflexion domine dans l'amour paternel et le sentimept dans l'amour maternel ; c'est pourquoi ces deux affections se tempèrent et se complètent. La tendresse de la mère adoucit ce que l'autorité de l'homme a de rude ; elle est entre le pèi^e et les enfants pour faciliter les relations 9 amortir les chocs. La fermeté de l'homme arrête i son tour l'entraînement du cœur de la femme , l'empêche de s'exalter et fait prévaloir l'ordre et la règle sur le sentiment. Il y a dans le père quelque chose de froid , de c^Ime , par conséquent de raisonnable, qui le rend plus capable de diriger et de discipliner les enfants; en outre il leur impose davantage par sa force, qpi le met en mesure de confirmer la loi par le chàtimept. Pour V>ttt ce qui se sent par le cœur et se goûte par l'ftniç, la mère a plus d'influence^ et comme en déQnitive, toutes les grandes vérités , bases de la morale et principes de la science , sont senties et crues avant d'être comprises, on peut affirmer qu'en général c'est par la femme que le premier fond de moralité et d'intelli* gence est posé en nous, puisque nous sentons d abord par elle et en union avec elle. Aussi est-ce un immense bonheur que d'avoir été conçu, nourri, élevé par une

mère pieuse et intelligente , par une femme pleine de foi, de bon sens et d*amonr ! An contraire dans tout ce qui se voit , s*imagine , se pense , pour toutes les dioses de la raison et de l'esprit, le père a Fayantage ; il estplog apte à parler ayec art et méthode , par conséquent à instruire; instruire et commander, yoilà son partage. Mais il est rare, surtout dans la yie sociale , qa*U poiffie remplir continûment la première fonction. Son ministère, comme chef de la famille, chargé de rentretenir et de la défendre , le jette presque toujours au dehors , et il est ordinairement ahsorbé par ses aCEaires on celles de la société politique dont il est membre. CEommeot un mannfactnrier, un magistrat , un artiste , nn employé, un militaire, un député, pourraient-ils s'occuper activement et avec suite de l'éducation de leurs enfsnts? Ix« exigences de leur profession ou de leur position ne leur on laissent ni le temps ni les movens, et de là la nécessité de leducation publique. L'Etat ou des particaliors $0 susbtitnent jusqu'à un certain point aux parents et Us ivmplacont souvent avec avantage. ^Néanmoins Tinfluonoo p:^temoîK\ quand elle est éclairée, ferme et juste, est toujoui's d'un grand poids: elle soutient et nudntionl nHT>C!llou<eme£t la famille. Le père devient sortou: Utwssairv quand lo$ enfants grandissent, soit pour le:> m.uuti»ir (vir une volonté fenne, au nom de la loi et lie l) ju<tiiV . >oit (x^ar les introduire dans le monde et Us ) oinçer {>ar <on cxjvrieno?.

VU^er !c> eiîàrt?. Ic$ etiblir. est le grand souci des jv^^i t\t5 » et ivirt:\niL:èrv2ie2t de> pères. Sous ce rapport eiuvrv . 1.4 v^tercr.v ^-^ un As motifs d^actiwi les plos

Page 1