‹ Philosophie moraleChapitre 43 sur 224 · PARTIE . PSYCHOLOGIQUE. — €HAP. II · texte numérisé non relu

PARTIE . PSYCHOLOGIQUE. — €HAP. II

maax de ia vie présente, qu'il serait impossible de sup* porter sans elle; elle soutient, elle relève chacun dans «route, si diverse qu'elle soit, depuis le chrétien fidèle qui croit aux promesses divines et salue de loin le terme désiré qu'elles lui font entrevoir, jusqu'à l'homme du nonde , qui -a le malheur de poser son amour dans les biens de la terre, et qui appelle toujours de ses vœux une fortune plus propice, un plus grand bonheur pour l'avenir. L'adolescence et la jeunesse sont surtout animées par f espérance '.ayant devant elles l'immensité de l'avenir, èms leur besoin et leur ardeur de vivre , elles s y précipitent par le désir, elles en prennent possession par l'imagination. De là les rêves dorés de cet âge , si peu conformes à laréakté, et qui, pour quelques moments de jouissance illusoire , lui préparent de rudes mé* comptes. Une espérance trop facile suppose ignorance et faiblesse de raison; die jette rhomme dans une activité imprudente et sans fruit. Le défaut d-espérance amène le découragement , puis le désespoir qui tue l'activité en lui ôtant son aiguillon. L'homme de foi ne désespère jainais ; l'espérance chrétienne est une vertu , {Nirce qu'elle est le premier fruit de la foi. Celui qui croit en Dieu et à sa providence , à sa bonté et à sa puissance, a toujours un refuge, un appui au milieu des plas^ives douleurs, des plus grandes infortunes; quand il perdraittout au monde et le monde lui-même, Dieu lui reste et tout avec Dieu ; pour celui-là le suicide est impossible. Mais ôtez cette foi en Dieu et à une autre existence, supposez une âme vide de tout sentiment religieux, en même temps qu'elle est désolée , ravagée par le mal'ieur, I. 7

M VHILOSOPHII MOHiOX.

d^Miill^o de tout se«Hirs natunel et hamam, alors il est \niin)ent plus difficile de comprendre soa e^pénnoe que ^H) doMspoir. Mais le plus affreux déaespoîr est oeUii d'ane Ame qui eroit en I>ieQ et qui tremble, n'osant |diis înToqaer U ini$erkv>n)e . tant elle a maDqné à la jnslioe. Ici od $ent le heïioin d'une çrâce d en liant, qni umbonde où le {>vbc aK%nda. et qai. aj^Kirtant à cette àmt agimîsante et deiÀ dan^ 1<» t4>x:rm(3i:5 ai l'enfer vn riToa de la lalYiiiTe da Ciel . 7 fas^if nc^mT ] espoir dn paidon a^ec b Inmiore^ <^ «v^ 1 cîçioir îec^iiârace àelcKpiatîoBct la vok^te tern>r 3r rei.inmer ac hum. TtH est le aoUeet ttiat ministm' de k parwiic rDrt'XieiuK.

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