‹ Philosophie moraleChapitre 44 sur 224 · PARTIE. PSY<^BEOIjOOIQUB. — • CHAP. II · texte numérisé non relu

PARTIE. PSY<^BEOIjOOIQUB. — • CHAP. II

Bar ie sujet, èk de la réaction aïkioiireusé du sujet se oosi plaitôul en l'objet, résulte la jotMisance.Ii y a deux éléments daûs le jouir : d'abord une sensation ou un sentie ment agréabte , puis une réaction de coiïiplaisanoé vers la chose sentie , ou le mouyement de Tàme qui y acquiesce, 8*y fixe, s'y enfonce pour ainsi dire , afin de s'y Unir plus intimement. Ces deux faits se retrouvent en toute jouissance , dans la ptas grossière et dans la ^lus délicate ; seulement, dans la jouissance spiritudle le mouYetnent de la Tok)ùté &A plus libre , plus dominant , parce qu'il y a moins d'instinct^ moins d'entrainêment des sens ; etiaussi parce que, les appétits de l'esprit étant plus diffibiles à satisfaire, rduie qui les éprouve b'étant jamais rassasiée , la pointé de son désir est toujours affinée par le besoin.

La peine oU la souffrance est le Contraire du plaisir ou de la jouissance. On souffre de deux manières : négativement on positivement , par la privation sentie d'une chose agréable ou par l'action d'un objet qui répugne* Dans le picmier cas, la peine pousse vers l'objet propre à la détruire , elle excite le désir ; dans le second , elle provoque nne réaction contre l'objet , afin de le repousser ou de l'éviter : c'est le mouvement de la haine et de Immersion, opposé à Tamour et au désir. La présence ou la représentation d'un objet désagréable avec la prévision qaenous pouvons être atteints par Son infiaence, et l'ima- ^natioii de la peine dont il nous menace, produisent la erainlef dans laquelle se trouvent par conséquent trois âéments : 1^ la représentation , par la mémoire et par

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PAIITIE FSTGHOXX)GIQU£. — GUAP. II. tOl]

Bsi , rhomme est-il plus colère à mesure qu'il est is habitué à sui^e sa Yolonté propre et qu'il a moins iti le joug de la loi , la discipline et la contradiction, as considérerons cet état de la volonté plus au long^ md nous traiterons des affections malveillantes dont i est la^racine.

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