PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — GHAP. III
des grandes capitales ont des goûts opposés ; ils sont tellement habitués à leur yie remuante qu*ils conçoi- ▼ent à peine qu'on puisse vivre en province. Leur activité, toujours excitée par ce qui les entoure, retombe sur elle-même quand les excitations viennent à lui manquer; et, comme ib sont journellement tirés au dehors par une variété d'objets sans cesse renouvelés, là ob cette succession rapide ne les stimule point , n'ayant plus de motifs de penser ni d'agir , ib sentent le vide, et tout leur parait monotone et mort. Il en est de même d une vie sédentaire ou d'une vie agitée. La volonté s'y fiiçonne peu à peu , et elle se trouve naturellement portée au mouvement ou au repos, quand l'habitude est formée. lius on reste chez soi, et moins on a envie d'en sortir ; plus on sort, et moins on se plait à la maison. Dans l'un et l'autre cas le caractère et l'esprit prennent un certain pli , une tournure analogue, et avec l'habitude se fbrme un besoin auquel il devient difficile et pénible de résister.
Enfin les dispositions morales et intellectuelles des hommes sont puissamment modifiées par leurs occupations journalières, le genre de leur travail, leurs fonctions habitueUes. L'objet auquel ils appliquent tons les jours leur attention et leur force , les pénétrant aussi de son influence et de son esprit , se les assimile jusqu'à un certain point, et les transforme. Il y a une différence bien tranchée entre ceux qui s'adonnent à une œuvre intdlectaelle et ceux qu'un travail purement manuel al>sorbe. Les derniers, se trouvant constamment en face de la matière et des choses physiques, en contractent quel-
I8S rillU>SOPUlB MORALE.
que chose et leur devienucDl plus ou moius semblables. Puis, leur esprit , s attachant excIusiTemeot à un objet donné, P<-'»1 la capacité de concevoir autre chose, en sorte que Teiercice de la pensée se restreint de plus en plus. ils liuisseut aussi par ne plus aimer que ce qui les iulcivs^^ et les touche immédiatement; leur cœur se ivsserrv comme leur intelligence , à moins que Faction \iviliaute de la foi religieuse ne Tienne les ranimer et les élargir. Ainsi le paysan, qui pose sou désir et sa \ie dans sou champ , devient semblable â la terre ; son âme «entem^ pour ainsi din^ dans ses arpents, et dans toutes se» ivlatious 1 homme de U terre se fait sentir. Les bergers « le» nuunrlunds de bétail, ceux qui «hgneut ktsi chevaux ou qui ie> cooduisent , prennent quelque ehu»^ des animiux a^cv lesquels ils virent oonstamme^^t, ec <yii i»a*5<u>«Kn; ôut» kuis mœurs et leur Utiç.«ige« 2&&:2^ ecvvcv cuss^ iv«i kur extGîenr, dans ift:r Allarv. A>ir ix^- , >^r p£L,^StfC«!>mîe« leurs mouver,x'.:> Ic^ Kv.cr-«:o. c/::: c-c:ro:tt et dépècent des Mç"^. s Iv- r^: j;fc: jl ^».xr c\:<iL?ir îe ^laK? palpiter des »«i^:tthe\'s. j^.v.x-r jx \>:. Li^cuf nàUmeUe s'émousse 5* ^\A ror ir s:w:j<vk xv^rziolji*: ies biessueset delà
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