PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV
leviennent courageuses , audadeases, quand il s*agitde Rendre leurs petits ; elles braTent des dangers qu'elles Ment de bien loin dans leur état ordinaire. Les animaux 'tfroces sont encore plus terribles , quand leurs petits Mmt menacés, et certes rien ne ressemble plus à Toubli le soi-même et an déyouement que la manière dont les iteeanx nourrissent leur conyée. Ce qu'on appelle le déroaement maternel, en tant qu'il a pour but la couserrtition de Fenfont , provient surtout d'une impulsion inatinctiTe , qui augmente singulièrement les forces de la Bemme , et lui inspire un courage et une patience sans mesure. CTest une espèce d'exaltation vitale , provenant de ce que la vie est en effet doublée par son état de mère, et , comme dans cet état elle absorbe et assimile pour deax , elle a aussi un redoublement de sensibilité, d'acti- "vité et de résolution. C'est une vertu purement naturelle^ belle imcoire, comme l'image de ce qui est beau; elle ne 'ésrient vertu morale ou humaine, que si la liberté s'y jdnt par le sentiment et l'accomplissement du devoir. Cet amour naturel est dans le monde inférieur le symbole le plus frappant et le plus aimable de l'amour divin ou de la eharité pure ; et c'est pourquoi Jésus n*a pas dédaigné de comparer sa sollicitude, pour sauver les enfants d'Israël et les hommes, à la tendresse de la poule , qui dans le danger s'empresse de réunir ses petits sous ses ailes, r Jérusalem, Jérusalem, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses petits sous ses ailes, et tu ne l'as pas voulu! » ( Mat th. xxiii, 37. j L* amour maternel a surtout le caractère de l'instinct,
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tant que les soins physiques sont exclusivement néottsaires à Tenfant. Plus tard, quand Tédacation monk commence, quand Finstruction devient possible, Tintdligence et la liberté doivent se mêler à Taffectioii. Le t(k du père commence dès que l'enfant comprend et r^ la parole ; car la parole est le grand moyen de oonunBnication entre les esprits ; et le père, qui domine par fdprit, ne peut avoir d'action sur Tenfant si edui-ci ne k comprend point Cette époque impose à la mère de noiveaux sacrifices, mais d'un autre genre; ils lui coûtait d autant plus que la nature ne la seconde pins, et qu'a contraire ils sont tournés contre la nature. Son amoiir, d^nstinctif qu'il a été jusque là, doit devenir raisonnable, dirigé uniquement vers le bien véritable de l'enfant. Or, dans cet enfant il y a deux natures, dont le rai rapport a été faussé et qu il faut restituer pour relefer riiumanité dccbue; ce qu on ne peut obtenir que par une lutte de tous les jours, d^autant plus vive dans les commeD-
céments que la nature physique a plus de force, rhomine terrestre se développant d'abord. De là, dans FéducatioD, la nécessité de la loi, de la discipline qui la fait exécaler, et de la punition qui en assure l'exécution ou en venge linfraction. Il faut que la nature animale soit domptée avec sa concupiscence , ses désirs , ses caprices , et par conséquent l'activité de l'enfant, toujours poussé à se sa- 3 tisfaire par ses instincts naturels, doit être réglée. Ainsi ; commencent les douleurs de l'éducation morale, qui con- ^ tinuerout pendant toute la vie, et c'est pourquoi il est : lunu eux |xiur Tliomme de les connaître dès le bas âge. jj Or un des plus grands obstacles à l'éducation est en gé- l