‹ Philosophie occulte (volume 2)Chapitre 48 sur 62 · LA SAGESSE HCHAINE ET 'LA FOLIE DE LA CROIX · texte numérisé non relu

LA SAGESSE HCHAINE ET 'LA FOLIE DE LA CROIX

Prmmère partU,

i Notions essentielles et absolues.

UT» I. LA 8GiENGs| Distinetion nécessaire. BT iA yoK J L'espril et le oœor.

\ L'arbre de science et l'arbre de yie.

;GalnetAb6l.

Ufas n. us droit ^Esaû et Jacob.

ET LE DEVOIR. 1 Saûl et David.

« La nandiole de l'I

pandiole de rEniant prodigue.

I Loi naturelle, beauté et bonté de Dieu.

uTRBm. ÉcononBll^nâaimey unité et fisrae de vu AGIS. ] ï^®"-

[Époqae < Loi chrétienne ' «»^^-?"î!??î^*

I Époque de l^^ni «g ^^ triomphe.) Ht*.

' L*csprit de charité IraversaDt les

âges.

i Réponse à tontes les objections contre la foi.

UTEE IV. l'esprit ) Explication claire et universelle des i>s CHARrrÉ. \ points essentiels de la doctrine. La catholicité nécessaire.

Récapitulation et synthèse universelle en deux mots qui n'en font \ qu'un, Vesprit de charité,

Vaiucre la grossièreté dans la recherche des satisfactions naturelles, c'est l'œuvre d'une bonne éducation.

Vaincre les attraits du plaisir et le sacrifier au devoir, c'est tout le mérite de l'honneur.

Vaincre l'appréhension de la douleur et même de la mort pour obéir à l'honneur, c'est l'héroïsme, c'est la perfection humaine. On arri\e à cette perfectiou par une éducation progressive de la volonté. L'ascétisme était l'apprentissage du martyre : ou ne meurt pas comme Gurtius lorsqu'on a vécu conmie Natta. - Pour tendre ainsi à la perfection* il faut l'aimer. — L'amour de la perfection, c est l'esprit de charité.

Les expîaliou^ s*uit \v^ reprisses d une éducatj4m mauquue; heuix^ux yui sait lôs œcoEuattre et le^

Expier, c'est manger après le dessert le sel qu'on avait négligé de mêler à ses aliments.

Un homme bien élevé n'est ni débauché, m' ivrogne, ni glouton.

Un homme d'honneur pratique sévèrement la morale humaine; un chrétien seul professe le renoncement et la charité qui est Thérolsme de toutes les vertus.

L'honmie sortant des mains de la nature n'est pas bon, comme l'a prétendu Rousseau, il a l'instinct de l'égolsme, et ses passions, en se développant, en feront bientôt une bête féroce. La société, en lui faisant craindre ses châtiments, lui apprendra plutôt l'hypocrisie et la l&cheté, qu'elle ne parviendra à le former à la vertu, si la religion n'intervient; et c'est ce qui arrive pour tous les hommes vraiment vertueux. Le sentiment de l'honneur et du devoir est un sentiment religieux. Sans une foi réelle au principe même de l'honneur et du devoir, il suffirait de paraître honnête et d'éluder la loi pour vivre tranquille, et il n'y antdit de vertueux que les niais. C'est en œ sens qu'il n'y a réellement pas de probité sans reUgion.

L^amaur du beau, du bon, de rhonnète^ est naturel; mais, eest un attrait q^\ doit être développé par TéducatioB et viyifié par ki foi reli* gieuse.

lV>ut est (MMifusion de mots. On se fait un Diea de fantaisie qu*on trouve absurde, et l'on en vient à déclarer que Dieu n'est pas. — On appelle catholiques des pharisiens naodemes, et Ton en conclut que le catholicisme n'est qu'ostentation et hypo-r crîsie. On prwd les hypocrites pour des dévMs, et l'on confond ensuite à plaisir les vrais dévots avec les hypocrHes. — On rencontre par hasard un mauvais prêtre, et Ion rompt en visière pour cela avec tout le clergé. Tout cela est-il juste, tout cela a-4-4l m^e l'ombre de la logique et de la raison?

Personne n'attaque la vraie religion, la vraie {Hété, le VF» Dieu, mais tout le monde se bat contre des moulins à vent.

Nous ne connaissons Dieu que par Tesprit dé Jésus-Cbnst qui est Te^rît de charité manifesté par ses enseignements et par ses œuvres; en cela coDsiste toute la révélation, évidenmient divine comiuB la charité est divine. La science conteste

les miracles et discote les prophéties, mais il y a quelque chose de plus fort que la sdenee et de plus merveilleux que les miracles, c'est la chanté. (Voir le texte de saint PauL)

L'esprit de Jésus-Christ est toujours maut sur la terre, autrement tout mourrait; et là oà se trouve l'esprit de Jésus-Christ, Dieu est présent, agissant, et en quelque sorte visible.

Celui qui, sans croire en Jésus-Christ, prononce le mot Dieu, ne sait certainement pas ce qu'il dit. Il n'existe aucun article de foi concernant le diable. Tout ce qu'on en dit est de croyance et de tradition. Le diable, c'est l'esprit opposé à celui de Dieu, voilà le principe. Que ce malheureux esprit existe, les erreurs et les crimes des hommes le démontrent assez. On le représente difforme, bien qu'un esprit soit sans formes, pour iure oompraftdre que c'est l'esprit de désordre. H est étemellêneDl réprouvé, parce que le mal «t à îamais îneonciliable avec le bien.

XAxe que Dieu est impersonnel c'est en Mer toute idée possible à Tintelligence. Le faire unipersonnel, ce serait en faire quelque chose de li-

mité et d'incomplet. — Il est tripersomieU pour être un en plusieurs et tout en tous.

L'arianisme tendait à faire de Jésus-Christ une idole vivante, une sorte de sous-dieu ; — le monothélisme anéantissait en lui Thumanité.

Deux natures distinctes en Jésus-Christ, mais non deux personnes; — deu^ natures sont en nous tous, spirituelle et corporelle; — deux personnes, ce serait un conflit.

La religion est un ensemble de secours oi^nisés pour aider les hommes à vivre suivant la

L'unité de religion ne peut s'établir que par l'esprit de charité. Ce sera la communion universelle des hommes, et dès que l'esprit de charité aura triomphé dans le sein de l'Église même, de tous les vices qui lui font la guerre, il se répandra dans le monde entier qui l'appelle et qui en a soif.

Les martyrs des premiers siècles ont prouvé l'esprit de charité par le courage dans les supplices ; les témoins du renouvellement de la foi devront faire à leur tour leur preuve dans l'ab* négation, la pauvreté, par la résignation aux calooinies, aux mépris, aux abandons, et souvent aux persécutions les plus imméritées et les plus cruelles.

Si Ion ne peut connaître le bien et le pratiquer qu'en se faisant une juste idée de Dieu, si nous ne pouvons connaître Dieu que par Jésus-Christ, et Jésus-Christ que par son Église, il est rigoureusement vrai dédire : hors l'Église point de salut. Mais l'Église est universelle, c'est-à-dire qu'elle étend l'influence de ses grâces et la puissance de ses prières sur tous ceux qui lui appartiennent par la bonne volonté, par la rectitude du cœur et des désirs. Sur tous ceux qui seraient à elle, s'ils pouvaient la connaître, n'y a-t-il pas un baptême de désir? et la lumière de vérité a-t-elle jamais un long chemin à faire pour éclairer une âme et toucher un cœur? Avant la venue de Jésus-Christ, tous ceux qui désiraient la vraie lumière croyaient implicitement en lui. L'âme de l'Église est plus

étendue que son corps, elle remplit le monda et attire à elle tout ce qui est de bonne foi et de bonnes mœure. Rousseau a rides anges missionnaires de saint Thomas^ parce qu'il n'était p» digne de sentir tout ce qu'il y a de foi et de charité dans cette pensée; il est beau de penser que sur quatre ou cinq cents millions de nos frères ignorant la vraie religion, un nombre incalculable entre en mourant dans le sein de la vraie Église, instruit et baptisé par les anges 1

Les protestants n'ont plus de raison d'être même apparente. Contre quoi en effet protestent-ils? contre des abus qui n'ont jamais été ou qui ne sont plus? contre des persécutions qui ont cessé? •^ Non, mais ils protestent contre l'unité hiérai^ chique qui sanctionne les lois de l'Église. ^*- Ils protestcftit sans le savoir contre l'esprit de charité.

L'esprit national des juifs les rapprochedava»* taige de cette union qui est l'Ame de l'Égliseï etik seront la force du sanctuaire quand ils auront compris:

Que les chrétiens n'adorent pas trois dieux;

Qu'ils n'attribuent pas à k nature humaine les honneurs divins;

Qn'its ne détruisent pas la loi de MoIsê, ttkhis qu'ils l'accomplissent;

Que le Messie est venu, et que c'est Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Jésus-Glirist , en se montrant à nous , nous a aussi montré son père; Dieu est détenu >risible, évident, palpable.

L'Église, en se montrant h nous, doit aussi iidqs montrer son chef visiblement successeur de i6^ stt»-*Christ, et animé du mette esprit*

(Objection des mauvais papes ftieileàMsoiidt^: il y a eu de mauvais hommes sur le siège de saint Pierre, il n'y a jamais eu de mauvais ptpes.)

L'esprit de charité est une vérité, parce que c'est une lumière, une chaleur et une foire.

Le surnaturel visible, c'est l'esprit de charité; les vrais miracles, les miracles inocatestaUss, sont e&ax de l'esprit de charité.

L'esprit de charité donne à la vie une plénitude et une joie bien supérieures à tous les plaisirs de la vie.

Ainsi, Dieu est visible aux honunes, la vraie

religion est évidente et n'a même pas besoin d'être démontrée.

Le devoir est clairement tracé, et facile à suivre dans toutes les conditions de la vie.

Il est faux que le monde soit sans religion ; la société est plus catholique qu*on ne pense : tout le monde adore, désire et attend l'esprit de charité.

Plus les misères sont grandes, plus le renou-* vellement par cet esprit est proche.

Personne n'a aimé la souffrance pour la souf*france même, pas même Notre-Seigneur; on aime la souffrance pour la charité, dont on obtient à ce prix les mérites et les joies.

Si l'on veut te prendre ta robe, abandonne aussi ton manteau. Le Maître a dit cela aux indi-< vidus et non à la société; la propriété est un principe, et les sociétés sont gardiennes des principes sous peine de mort. Le chrétien Mastal doit se laisser dépouiller, mais le pape Pie IX ne doit pas permettre qu'on dépouille l'Église.

— Faites des concessions, ou l'on vous prendra tout, dit-on au souverain pontife. Nonpossumvs^

répond le pape, et en disant cela c'est un principe qu'il défend; il sait qu'il s'expose à tout perdre, et il persiste. Ce n'est certes pas là sacrifier le spirituel au temporel. La justice est étemelle, et le pape défend la justice.

Il eût mieux valu mourir sur son siège en disant nonpossumtis, que de laisser couler le sang (pour ne pas dire plus) à Pérouse et à Gastelfidardo. Mais tous les hommes font des fautes, et les papes aussi sont des hommes.

Certaines paraboles de l'Évangile ne paraissent pas finies, celle de l'enfant prodigue par exemple. Le voilà rentré chez son père, et l'on a tué le veau gras; mais il n'a plus rien, et son père, qui a partagé son bien entre ses deux enfants, n'a plus rien à donner au prodigue. Qu'arrivera-t-il ? Le frère sage prêtera au prodigue corrigé; ce dernier travaillera et fera valoir, il redeviendra riche grâce à son frère et à ses propres efforts : voilà ce que Jésus-Christ n'a pas voulu dire, sans doute parce qu'il n'était pas encore temps.

Un homme est jeté hors de la salle du festin parce qu'il n'a pas de robe nuptiale; mais si un

ém comivMfiortet lui donne lacieoMi ne pourra» Ml pas rentrer? et le père de familial lafesera-tHl à la porte odui qui aura été si gteéreiix? Je croîa au contraire qu*U doonera luMuâiae une de ses robes au convive charitable* Voilà de ces choses qu'on peut espérer^ mais qu'il ne faut pas ea&eigner^

Si les esprits de l'autre monde peuvent oommuniquer avec les hommes deoeliiftHti) j^rquoiae l'ont-ils pas toujours fait? Pourquoi un Christ? pourquoi une ^glifloT pourquoi des con€Îie5? pourquoi nos tretauz? pourquoi nos sciences? pourquoi notre raison? Mais nous savons qu'il y a eu de tout temps des visionnaires et des imposteurs; tous les hérésiarques se croyaient insi^rés. Luther conversait familièrement avec le diable» et ce diable de Luther était un théologien retors et brutal comme son maître. Qu'est-il sorti de tout cela? confusion, anarchie, et en définitive scepticisDie ou démence. Les mômes causes produiront toujours les mêmes effets. On reoonaatt l'arbre h ses fruits.

Si un ange de Dieu, disait saint PUul, vous

AmKHiQait un antre évangile que celui fui wus a été anooncé) qu'il soit «iiathéme 1 Ou ue réfléchît pas ama à la profoudaur de oette parole. Si Dieu même, eo ^et, pouraût trouUar Tordra que luimême a établi, tout retomberait dans la coufu«» sioB, et Dieu même m serait plus Dieu*

Tant qu'il yaura desabusdatisrÉgliaêUgitkiie, les protestants auront une raison d'être; mais si ite afaoB sont auppriméa, la prolasiatioB tombe delte-même.

Quand l68 jttife pourront comprendra qut noua adorans Dieu en iésus-Ghrist, et non pas Jésus^ Christ à la place de Dieuy ils se souviendront que Jésus-Christ a été le plus saint des juifs, ils le» ront chrétiens comme nous, et nous serons juifs comme liii%

Quand les enGuts seront auesi expérimentés que les pères, quand les hommes naîtront to«t sages et tout formés, quand il n'y aura plus d'esprita faibles et tno(Ma|ileta, la hiérarchie, n'existant plus dans la nature, eessere d'être nécessaire danarÉglise. La liberté de consoieacasera alors

seulement une vérité, et Ton pourra se passer de prêtres et de pape. Mais quel est donc le père de famille qui, sans être un monstre, permettrait i ses enfants de s'empoisonner sous prétexte qu'ils sont libres? Non, celui-là n'est pas libre, qui, si on l'abandonne à lui-même, fera nécessairement le mal. Ne pas empêcher, même par la force, un fou de se tuer^ c'est être soi-même un assassin.

Savez-vous quel est le crime des chrétiens de nos jours? C'est de n'être pas assez chrétiens. Celui des catholiques est également de n'être pas assez catholiques. Les yraîs protestants doivent se croire plus chrétiens et plus catholiques que le pape. Ils sont alors archi-papistes, ou ils ne sont rien.

L'homme ne peut se passer d'autorité, et tel qui croit au-dessous de sa raison de consulter l'Église, ira gravement consulter son guéridon ou son chapeau.

Le spiritisme est une photographie des idées courantes. Les livres d'Allan Kardec sont farcis de saint-simonisme, de swedenborgisme et de

mormonisme ; mais c'est moins savant que Saint- Simon, moins élevé que Swedenboi^g, moins logique que Joê Smith. Il faudrait donc croire qu'on vieillit encore après la mort et qu'on rejette sur la terre les radotages d'outre-tombe. Quelle triste perspective pour les grands hommes! Quelle triste aubaine pour les vivants !

BeUe et sainte monarchie du ciel, Jésus homme-Dieu, et Marie mère de Dieu I Anges de fra Angelico, saints de la légende dorée, vierges du paradis de Dante, combien vous êtes plus grands, plus poétiques, plus beaux que les spectres de Gahaguet et les larves errantes d' Allan Kardec I Dogme sévère et incorruptible, belle et sainte charité qui distribue^: les élus sur l'échelle d'or de la hiérarchie, doctrine profonde pleine de lumière pour la douceur d'esprit et de ténèbres pour l'oigueil, soleil de gloire et de justice, les honmies ne vous voient plus parce qu'ils ont les yeux malades. Qu'ils reviennent à la raison, et ils reviendront à la foi, car la foi et la véritable raison sont sœurs, et toutes deux sont les filles chéries de Dieu. Malheur à celui qui ne les dis-

— aee-

tingne pas, nuds trois fois malheur à ealiu qui ¥oudndt les séparer!

Nous sommes à la ipeîtle d'une transformation rriigieuse, le eomte de Maistre la dit et tout k nomde le sait ; mais quelle sera cette transfor*

mation?

La science et la foi nous le disent assez, ce sera le passage de l'analyse à la synthèse, du christianisme au messianisme, du catholicisme aTeugle à la catholicité écfeîrée.

Ce sera la réconciHation de la raison judaïque avec la foi chrétienne : le retour aux études kalh balistiques préparera ce grand événement prédit partes apôtres, et attendu généralement partons les pères de l'ïîgKse. Les juife les pins éclairés, ceux qui connaissent et qui étudient le Soliar, s*attendent à ce rapprochement. M. Franck, dans son Kvre sur la Kabbale, parle d*une école de Soharites qui presque tous se sont faits chrétiens; mais, ajottte-t-il, \h ne considératent ïe fhristimisme actuel que comme une transMoU nécessaire de Fancim degme de Moïse à wie syarthèse rsligie«se uaii«Hi^e.

Cette syntlrèse, toutes les ^telKg^mees éleite

de notre temps la pressentent. Gœthe l*a ms^ifiquement rêvée ; Lamennais voulait la feire accepter par l'Église officielle; Chateaubriand la laisse deviner sous les voiles de poésie dont il couvre la prêtresse d*Homère, la chrétienne Cymodocée; Michelet la chante en prose rhythmée dans la Bible de Thumanité, mais on sent trop en lui Fenfantde Voltaire aigri contre le christianisme par les barbaries théologiques du moyen-âge. Quoi qu'il en soit, la synthèse se fait. Michelet explique les symboles de l'Inde, de la Perse et de la Grèce, mais il comprend moins ceux de la Rome chrétienne, peut-être parce que la Rome chrétienne en est venue à ne plus les comprendre elle-même. L'esprit qui inspirait les évangiles apocryphes s'est perdu avec les mystères du gnosticisme, et la critique ecclésiastique moderne, tyrannisée par la froide et étroite raison protestante, a mieux aimé mutiler les légendes ou les effacer que d'en chercher la portée allégorique.

Nous en avons retrouvé une parmi les petits livres de la bibliothèque bleue, et cette légendCt évidemment ancienne, parait remonter jusqu'à Tépoque des évangiles gnostiques; elle est pleine d'allégories touchantes et de noms qui viennent

du grec. C'est la l^nde de sainte Anne, mère de la sainte Vierge ; Anne, dont le nom signifie h gracieuse ou la grâce. Sa naissance est annoncée par un vieillard nommé Archos, nom qui signifie le principe ou le commencement; elle natt d'une dame nommée Émérantiane, ou la dame de nos jours. Sa légende est une yéritable épopée allégorique , et nous la donnons ici comme le complément de notre travail sur les évangiles apocryphes, et comme une pièce justificative en faveur de notre opinion sur le génie des premiers âges chrétiens et sur la signification philosophique de nos livres sacrés.

LA

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