QUATRIÈME LÉGENDE
FOdOUOI RUIT ST PLEURAIT MARIE EN SE RENDANT A ■ETHLÉEM^ ET DE SES DEUX SAGES-FElOfBS, ZÉLOIU ET
Apièt œla^ Joseph fut obligé de »p n^fuli^ft Brthlftom avec Mane pour obéir k 1 Mil il^
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qui pleurait et lui dit : Pourquoi pleurez-vous?
Marie lui dit : Je vois un grand peuple qui pleure, et mon enfant se tourmente dans mon sein.
Car ils sont là, couchés sur la terre nue, comme des brebis maigres et tondues jusqu'à la peau, et, pour pasteui's, ils ont des bouchers.
Joseph regarda autour de lui et ne voyait rien. Il pensa que Marie était souffrante à cause de sou état de grossesse avancée.
L'instant d'après il la regarda encore et la vit qui souriait, bien que ses yeux fussent encore humides de larmes.
Vous souriez donc maintenant ? lui dit-il.
— Oui, répondit Marie, car je vois une multitude qui est dans la joie parce que mon enfant est venu briser leurs chaînes.
— Soyez calme, dit Joseph avec bonté, j'espère que nous arriverons bientôt et que vous pourrez vous reposer ; ne vous fatiguez point par des rêveries et des paroles inutiles.
Alors, un ange se présenta et dit à Joseph : Pourquoi appelles-tu inutiles les paroles que tu ne comprends pas ?
Fais descendre Marie, car le temps presse, et
c est ici qu'elle doit enfanter, et il lui montrait du doi^ rentrée d'une caverne.
Marie entra donc dans la caverne, qui fut toute remplie de lumière lorsqu'elle mit seule et sans douleurs son enfant au monde.
Cependant, Joseph était sorti pour aller chercher do secours, et il ramena deux sages- femmes, la première nommée Zélomi et la seconde Salomé, en leur disant : Une viei^e vient d'enfanter, et elle reste vierge.
Zélomi %it la lumière céleste et crut à la parole de Joseph, parce qu elle comprit qu'il, avait parlé suivant l'Esprit du Seigneur.
Mais Salomé fut incrédule, et parce qu'elle avait MHilu loucher Marie, sa main et son cœur se desséchèrent.
Marie alors eut pitié d'elle et lui dit : C'est ainsi que la vaine curiosité dessèche ceux qui veulent juger des choses de l'esprit par le témoignage des
Zélomi représente la foi, et toi tu représentes la raison ; elle sait parce qu elle croit, et toi tu ignores parce que tu doutes ; elle est saine et agissante, et toi te voici malade et paralysée ; mais si tu embrasses naon enfant tu seras guérie, car tu
devieadras simple comme lui si tu teux consentir à Taimer.
Salomé crut à la parole de la mère : elle se prosterna devant le petit enfant, le prit dans ses bras et le berça doucement en l'embrassant avec respect.
Alors elle se sentit guérie, et elle s'attacha avec Zélomi au service de Marie et de Jésus.
Jésus fut ensuite porté dans une étable et couché dans une crèche, comme on lit au livre des Évangiles, et les pauvres bei^ers des campagnes environnantes vinrent saluer cet enfant du peuple nouveau, dont la naissance faisait déjà trembler les rois de l'ancien monde.