‹ Philosophie occulteChapitre 127 sur 242 · LA DEMOISELLE ET LA FOURNI · texte numérisé non relu

LA DEMOISELLE ET LA FOURNI

Roule un nuage de poussière ; C'était un troupeau de moutons.

Bientôt ces rustres piétons

Ont effondré la tourmilière.

La fourmi lutte et veut encor Sauver son grain, son cher trésor; Mais un gros bélier la renverse,

La foule aux pieds, la bouleverse, L'écrase enfin tant et si bien

Que d'elle on ne trouva plus rien.

Imprévoyante ménagère

Pour qui tant de grains amassés ? Travaille, mais soit moins sévère, Et vous, demoiselles, dansez.

FABLE XVIII

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