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LE PORTE ET LA CIGALE

Dans le symbolisme hiéroglyphique des anciens la cigale représente les aspirations vers la divinité, elle annonce le printemps, elle tient de la sauterelle et du scarabée qu’on voit souvent gravés parmi les signes sacrés de l'Égypte. Anacréon l'a chantée dans une ode qui est presque un hymne. La fourmi au contraire est un signe typhonien; elle tient de la mouche consacrée à Beelzebub, et cela est si vrai qu'une variété de fourmis porte des ailes. Les fourmis s'entre-détruisent, se dévorent entre elles et piquent ceux qui les touchent. La Fontaine avait donc raison de dire que l’avarice égoïste est le moindre défaut

de la fourmi : elle en a en effet bien d’autres. Notre fable qui place l’homme entre ces deux symboles, représente la lutte des deux penchants opposés de la vie humaine, l'aspiration céleste et l'instinct matériel, la chanson de l'idéal et la morsure du positif, et c'est définitivement l'idéal. qui remporte tout l'avantage.

C'est en eflet l’idée affranchie des intérêts et saluant l'avenir, comme la cigale salue le printemps, qui décide des intérêts mêmes. Les grands courants d'opinion sont soulevés ct conduits par les idées généreuses qui excitent l’enthousiasme. La foi est le levier d'Archimède, lorsqu'on a un point d'appui dans le ciel, on remue el l'on déplace la terre,

La foi est doncle premier principe de la philosophie occulte que nous définirons la science des lois et des forces exceptionnelles de la nature.

L'être est. Dans l'être est la vie; dans la vice est l'intelligence, non comme accessoire, mais comme principe.

Ceci nous mène droit à la connaissance de Dieu.

Les lois de la vie universelle sont les lois donnces par l'intelligence universelle.

L'intelligence particulière subit ces lois générales

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