‹ Philosophie occulteChapitre 176 sur 242 · LE POETE ET LA CIGALE · texte numérisé non relu

LE POETE ET LA CIGALE

et en est l'esclave tant qu'elle ne les approprie pas i ses usages particuliers.

Il est donné à l’homme un petit monde à régir par sa volonté. Si sa volonté n’est pas libre, il subit les lois fatales qui le traitent en esclave et tendent à le réabsorber dans la mort, car l’intellisence universelle travaille à détruire les esclaves et à créer des hommes libres.

Le propre de l'intelligence, dégagée des instincts, est le dévouement. Le ciel en morale, c’est l’harmonie des sentiments généreux, et la terre ou l’enfer c'est le conflit des instincts lâches.

Celui qui veut user en lâche de la puissance occulte sera dévoré par elle. La lumière universelle, qui est le grand agent des prodiges, est le feu de l’enfer pour les méchants.

Nous représentons ici l'initié sous la figure d’un poëte. En effet, poésie veut dire création et l’initié est un véritable créateur. Il donne la lumière et conserve la vie à ceux mêmes qui le persécutent, il ne se venge que par des bienfaits. Ses enchantements sont des chants en l'honneur de Dieu et de la nature, et lorsqu'il a conservé la vie au profane qui le méconnaissait et voulait le condamner à la misère et à

la réprobation, il peut dire comme la cigale de notre fable :

J'ai chanté, j'en suis bien aise, Maintenant je vais danser.

SYMBOLE II

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