LES VOYAGEURS ET LES BERGERS
— Les routes se croisent, dit-elle, ieux vaut avoir un guide. Elle marche devant,
Joyguse, diligente et belle ; is, quand les voyageurs sont dans le bon chemin,
Lestement elle se retire,
Se retournant pour leur sourire
Et saluant avec la main.
— Maître, dit le disciple au sage,
Cette fille au si doux visage,
Et si pleine de charité,
Trouvera-t-elle dans ce monde
Le bien qu’elle aura mérité ?
— Du ciel la sagesse est profonde,
Répond le maître; en vérité,
Je te dis que cette bergère
Si gentiment hospitalière, Épousera le paresseux Qui dédaignait d'ouvrir les yeux.
— Oh! que dites-vous là, mon maitre!
Nommez-vous cela du bonheur ?
— Sans doute, car elle-doit être Pour lui plus douce qu'une”sœut Plus indulgente qu'une mère Ainsi notre aimable
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FABLE XVI