‹ Philosophie occulteChapitre 18 sur 242 · LES VOYAGEURS ET LES BERGERS · texte numérisé non relu

LES VOYAGEURS ET LES BERGERS

On m'a conté qu'un sage de l’Asie, Avec un seul disciple, un jour, Du monde commença le tour.

La route qu'il avait choisie Les égara tous deux en pays étranger.

Un soleil dévorant desséchait la verdure.

Ils firent la rencontre alors, par aventure, D'une bergère et d’un berger, L'un presque nu, l’autre bien mise, L'un couché de son long, l’autre sur l'herbe assise : La bergère filant, l’autre presque endormi.

Le sage lui dit : — Mon ami, Montre-nous la route certaine De la ville la plus prochaine; Nous sommes égarés. — Le breger paresseux, Entr'ouvrant à peine les yeux, Fait un signe, puis se détourne, Et pour mieux dormir se retourne.

Mais la bergère se levant :

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