ULYSSE ET LA MER
Les poëmnes symboliques d'Homère sont la grande épopée de l'humanité, de ses luttes et de son initiation par la victoire sur les éléments. L'Iliade est la jeunesse de l’homme. Ce sont les passions indomptables, ce sont Jes croyances rivales, ce sont les dieux qui s'entre-détruisent.
C'est Agamemnon, l'orgueil; Achille, la colère; Thersite, l'envie, du côté des Grecs, et du côté des Troyens, Hélène la luxure; Pâris, la lâcheté ou la paresse. Dans ce conflit des forces fatales ‘Troie succombe, mais ses vainqueurs doivent périr. Ulysse seul, c'est-à-dire la prudence unie au courage persévérant, triomphera de toutes les passions ef de fous les orages.
L'Odyssée, c'est la virilité tion de l'homme qui se crée luien non interrompue de sacrifices triomphe des Cyclopes, delG il perd successivement ses:
32 ENPLICATINS RES SYMBOLES.
ses vaisseaux, ses vètements même, et il arrive sel et nu dans l'ile des Phéaciens.
Les Phéaciens représentent les sages. Le roi Ulvse arrive chez eux dépouillké de tout, comme l'enfant nouveau-né entre dans là vie. C'est par son mérite seul qu'il fera connaitre et qu'il saura conquénr et garder sa place à la table du roi Aleinoüs. Ulysse n'est jamais plus grand qu'à ce moment où, ayant tout perdu, 1 sort de la mer plein de foi en son propre courage et désespérant moins que jamais de revoir sa patrie et de remonter sur le trône de Laerte. Que lui manque-t-il en eflet pour réussir? EL Sarr, 1 veu, IL OSE OÙ IL SE TAIRA.
H n’a plus rien, c'est le moment de tout faire : i porte avec lur ses dieux, sa patrie et sa fortune. Il est plus constant que le sont, plus grand que le malheur, plus fort que la lempète et d’une magnanimité pus immense que la mer.
Que pourrait-il craindre ? Il porte en lui la Provt dence et le hasard lui obéir.
L'ENFANT ET LES NUAGES. 849
SYMBOLE XI
L'ENFANT ET LES NUAGES
Quand l'ivraie germe avec le bon grain, il ne faut pas arracher l'ivraie de peur de déraciner en même temps le blé. Il faut attendre la moisson et alors on séparera le froment des mauvaises herbes.
C’est ainsi qu'il ne faut pas heurter de front certaines superslitions, de peur que la religion des âmes faibles en soit diminuée. Ainsi en combattant rigoureusement l’anthropomorphisme on détruirait dans certains esprits toute notion de Dieu. Combien de gens matérialisent leur croyance ct se font des idoles sans le savoir ? Laissez müûrir leur intelligence, n'ôtezpas à l'enfance ses hochets, laissez aux poëtes leurs rêves : le temps marche, la vérité se fait jour, l'opinion se forme, et les erreurs des nations se corrigent doucement à mesure. que, les. civilisatic sent. y
el RNCS PION DES SYMBORES SYWRAE NI LE RENARD PRÉDICATEUR.
La tisure svmbudrqe ‘du renand prédicateur & sculptee ans pierre de nos éclises zothiques. Xe peres lisent aver plaisir le roman du renard et n'e: écoutaient pas ave. moins de dévotion les prédicstiuns de leurs prètres. Sant Louis s'opposait franche ment et sans crainte d'olfenser Dieu aux prétentions temporelles des pates. I savait distinguer le sintsiège de la our de Rome. Nous l'avons déjà dit, les prètres sont des hommes et non des anges ; ils ont des devoirs spirituels à remplir et des besoins temporels à satisfaire. Ce sont deux ordres de choses qu'il ne faut pas confoudre, et tout le mal de l’Église vient de ce qu'on à laisse faire trop souvent cette confusion. Sur la terre l'Église est à la fois divine et humaine, c’est-à-dire composée d'âmes et de corps. Il ne But pas subordonner l'âme au corps, mais il ne faut pss refuser au corps ce qui lui est nécessaire. Le mauvais prètre exploite l'esprit au profit de la chair, et k bon prètre soutient la chair au profit de l'esprit ; B est
toute la différence.
SYMBOLE XIII
On dit que la rose vit pen et pourtant la rose vit toujoirs. Est-ce qu'il y a des printemps sans roses?
Le type de la rose est immortel dans la lumière, la lumière photographie sans cesse des roses sûr des feuilles végétales composées de terre et d’eau.
Les épreuves périssent et se renouvellent, mais la rose de lumière ne meurt pas.
Il en est ainsi de tontes les belles choses ; la beauté est éternelle, mais les nuages qu'elle colore de sa lumière peuvent se dissoudre.
La beauté est le cachet de Dieu dont la terre périssable reçoit les empreintes.
Mais l'âme ne saurait se dissoudre, et lorsqu'elle est belle, sa beauté lui reëtb.
L'âme se crée Loujours\ ët quil ilne dé eg qdé là natif la Lüi
362 EXPLCATIOS LES SYMBOLES.
Ni le jour ni le printemps ne peuvent cesser àla fois sur toute la terre.
Nous qui souffrons, soyons heureux du bonheur des autres; nous qui sommes vieux, soyons jeunes de a jeunesse de nos enfants.
Ainsi notre existence ne sera qu’une splendeur et qu'un sourire, la splendeur du jour sans déclin, le sourire du printemps éternel!
SYMBOLE XIV