‹ Philosophie occulteChapitre 229 sur 242 · LE SPHINX · texte numérisé non relu

LE SPHINX

Le sphinx était assis sur son roc solitaire, Proposant une énigme à tout front prosterné, Etsi le roi futur succombait au mystère,

Le monstre disait : Meurs , tu n'as point deviné.

Oui pour l'homme ici- ie est un problème, Que résout le travail:

De l'avenir pour nous la source est en nous-mème, Et le scepire du monde appartient au plus fort.

Souffrir c’est travailler, c'est accomplir sa tiehe ; Malheur au paresseux qui dort sur le chemin!

La douleur, comme unchien, mord les talons de Bche Qui d’un seul jour perdu surcharge un lendemamn.

Hésiter c’est mourir, se tromper c’est un crime Prévu par la nature et d'avance expié.

L'ange mal affranchi retombe dans l’abime, Royaume et désespoir de Satan foudroyé !

Dieu n’a jamais pitié des clameurs ni des larmes, Pour nous consoler tous n’a-t-il pas l'avenir?

C'est nous qui du malheur avons forgé les armes, C'est nous qu'il a chargés du soin de nous punir!

Pour dominer la mort il faut vaincre la vie,

Il faut savoir mourir pour revivre immortel ;

I faut foulcr aux pieds la nature asservie

Pour changer l’homme en sage et la tombe en autel!

Du sphinx le dernier mot c'est le bûcher d’Alcide, C’est la foudre d'Œdipe et la croix du Sauveur. ; ;

Page 1