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LE FABULISTE ET LES IROQUOIS

Paré des plus vives couleurs ; Aux jeunes gens, aux beaux parleurs, :

On la propose pour exemple.

Un voyageur passe par là ; voit le nouveau culte, il rit de l’algarade, Et jure à la sotte peuplade Que jamais fourmi ne parla.

— Eh quoi! c'était une sojtise Que le saint nous avait apprise, it le peuple irrité. — Non, répond le passant, ‘est une belle fable, on me la fit apprendre Comme à vous quand j'étais enfant.

equ'elle enseigneest vrai, mais il fau la comprendre.

Je me le suis dit bien des fois,

octeurs qui défendez ou qui sifflez la Bible,

e beau livre du ciel contient vraiment les lois ; Il n’est absurde ni risible, Mais vous êtes des iroquois.

FABLE Il LES TOURTEREAUX ET LA CORNEILLE.

Sur des rameaux pliants et frêles, Un couple confiant de jeunes tourtereaux Vint un jour se poser, tous deux tendres et beaux, Gonflant leur doux plumage et frémissant des ailes. Ils se roucoulaient leurs amours, L'une disait : — Ami, je t’aimerai toujours Et l’autre répondait : — Tu seras toujours blanche; Le printemps fleurira toujours sur cette branche, Confidente de nos plaisirs.

Le temps doit s'arrêter au gré de nos désirs : Ma sœur, tu seras toujours belle, Et moi, toujours, toujours fidèle !

Nous ne mourrons jamais. Près de là s’embusquai Une corneille séculaire Qui de leurs discours se moquait.

Elle était noire et solitaire ; Les tourtereaux, en la voyant, S'envolérent à tire-d’aile,

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