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LE JEUNE CÈDRE ET LE BUCHERON

\ noble et jeune cèdre aux branches étendues Se balançait en murmurant, Et regardait en soupirant

s aigles qui montaient et planaient sur les nues. — Oh! disaitl, destin cruel,

retiens à jamais tant de forces divines

r ces liens obscurs qu'on nomme des racines.

pourtant, je le sais, je sus né pour le ciel.

cheron, viens couper mes chaines maternelles, Et mes rameaax seront des ailes.

sles audacieux, je vais vous égaler!..

bücheron l'entend, 1l coupe les racines;

le cèdre superbe, aux chimères divines,

mba sur la poussière au lieu de s'envoler.

op souvent, lorsqu'on a le mysticisme en tête, wr étre plus qu’un homme, on est moins qu’une bête,

FABLE XY

ANACRÉON ET LE RAISIN

Couronné de pampre et de fleurs, Anacréon chantait la vigne, L'arbuste aimé, l’arbuste insigne Qui fait rire et verse des pleurs; La vigne aux perles rebondies,

La vigne aux grappes arrondies, Pleines de chansons et d’amours; Le raisin qui charme le monde, Qui rend Érigone féconde

Et qui nous console toujours.

Le poëte, alors sous la treille, Choisit une grappe vermeille

Et cueille un grain mûr et brillant, Qu'il met dans sa bouche en riant.

Dans sa gorge le grain s'arrête :

Bacchus étrangle son poëte.

Adieu le pauvre Anacréon,

Qui n'a pas lini sa chanson.

ANACRÉON ET LE RAISIN. 79

Sun front retombe sur sa Îvre, Il étouffe, il râle, il expire.

Tout est poison dans l’univers Lorsqu'on avale de travers, Et la vérité la plus belle,

rsqu'on en juge mal, peut devenir mortelle.

SuHii AN

NA D ox NL.

Sir ant SOUSRE BREN D DUREE PNB.

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