PRÉFACE. XI
ceux de saint Clément d’Alexandrie, ceux de saint Denys l’Aréopagite, ceux enfin du savant et poétique Synésius le prouvent mieux que toutes nos asserlions. Le Talmud, cette clef occulte de la tradition, explique les symboles par d’autres symboles, il exagtre les allégories de la Bible pour bien faire comprendre que certains récits de ce livre divin ne doivent pas être pris à la lettre. Ainsi la science, cet arbre dont le fruit usurpé et profané donne Ja mort, le serpent qui glisse la désobéissance et l’orgueil dans le cœur de la femme, les animaux qui parlent pour réprimander les prophètes infidèles, pour montrer que les instincts sont des guides plus sûrs que l'inlelligence dévoyée; quelque chose de moins encore que l'animal, un débris de l'animal mort, une màchoire d’âne devenant tour à tour une arme victorieuse et une fontaine salutaire dans la main de la force que Dieu guide; tout cela n’est et ne peut être pris qu'en symbole, et ainsi tombent d’elles-mêmes les railleries si passionnées mais trop naïves de Voltaire.
C'est donc la haute philosophie cachée dans le svmbolisme des anciens que nous révélons dans nos fables. Mais nous ne voulons pas qu'elle v reste ea-
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chée. C’est pourquui, nous chargeant nous-même du rôle si délicat de commentateur, nous avonsjoint à chaque fable une explication pleine et entière, afinque notre livre serve d'introduction et de base à toute la philosophie occulte dont nous nous proposons d’aplanir toutes les difficultés et de révéler tous les mystères. Après ce livre un autre viendra que nous appellerons La SCIENCE Des ESPRITS et qui étonnera ceux qui ne peuvent croire an merveilleux, tout en donnant une pleine satisfaction à l'avidité des chercheurs. Quelques partisans aveugles des doctrines du spirilisme nous ont accusé de ne pas croire aux esprits. C'est en publiant la Science des esprits que nous leur répondrons en leur rappelant que ‘la science n'exclut pas la foi quand la foi veut bien ne pas nier la science. D'autres nous ont demandé des miracles et nous ne les renvoyons pas au prophète Jonas, comme fit un plus grand que nous dans une circonstance pareille; mais nous leur rappellerons que le grand initiateur des chrétiens ferma un jour la bouche à l'esprit de dénigrement et de mensonge qui le défait d’éprouver sa puissance et de se précipiter du haut du temple en bas pour forcer les anges à le soutenir, et qu'il le con: fondit en lui disant : Il est écrit : Tu ne tenteras pa: