‹ Philosophie occulteChapitre 94 sur 242 · L'ENFANT ET L’ABEILLE · texte numérisé non relu

L'ENFANT ET L’ABEILLE

Un enfant cueillait une rose.

Une abeille y dormait, le lutin fut blessé ; Alors pleurant et courroucé,

Il court près de sa mère et lui conte la chose. —- Or, voyez le sot animal, Dit-il : lui faisais-je du mal ?

L'abeille a commencé, moi je vais le lui rendre.

Elle cherche là-bas des fleurs près des sillons, Dans mon filet à papillons Tout doucement je vais la prendre,

Puis je l’écraserai. — Mon fils, garde-t’en bien, Il faut que ton cœur lui pardonne.

Je souffle sur ta main ; vois-tu, ce n'est plus rien. Tiens, prends ce miel que je te donne :

1] est doux, n'est-ce pas ? Or, sais-tu qui l’a fait? Eh bien! c'est ta méchante abeille !

Oublions sa piqûre en faveur du bienfait.

Elle n'en fera plus dès qu’elle sera morte.

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