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Philosophie proverbiale

?^oiineur aux Proverbes, sagesse des siècles, saillie de l'instant, Conseillers de l'humanité fragile, instructeurs de la société naissajite, Miel des abeilles de la méditation, nectar de la coupe de l'intelligence, Échos de l'expéi-ieuce, refrains sacrés du berceau de la vie. Semence féconde et précieuse d'une ample récolte de vertus !

ï-l n'cpîstaît pets encore, cet art sublime, merveille de l'orient inspiré, Qui peint la parole, voix de l'ame, et donne un corps aux pensées. Quand le seul vrai Sage, auteur de tout don parfait, Eut des représentants, ministres élus de sa volonté. Il élargit leurs cœurs, il éclaira leurs âmes, et la poésie naquit, Sagesse voilée de mystères. Vérité ornée de similitudes. Secret enveloppé de métaphores, astre qui s'entoure de nuages, Propos sentencieux, concis, fins, graves, profonds. Eclairs de la raison, étincelles du grand, de l'honnête, et du beau : L'homme de Dieu en fit sa joie, l'aliment de ses contemplations, Et il les inculqua, Messager du ciel et Poète, Roi-pontife et Prophète, Hiérophante, Législateur et Juge. Un peuple reconnaissant les recuillit sur des lèvres saintes. Ces mots vivants, aux ailes de lumière et de feu,

Et volant de bouche en bouche, de foyer en foyer, de contrée en contrée. Manne des cœurs nouveaux, douce à la mémoire, ils enchantèrent l'imagination.

Sonstcmps avant Melchisédec, le roi juste, convive d'Abraham, Longtemps avant Balaam, le gouffre éloquent des nations, Longtemps avant Salomon, fils de la paix, au cœur intelligent, Longtemps avant lyôb, infesté de douleurs, l'Arabe lyôb, dont l'œil vit Dieu, (i)

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