‹ Philosophie sensualiste au 18. siecleChapitre 19 sur 19 · ANNÉE 1819. — PREMIER SEMESTRE · texte numérisé non relu

ANNÉE 1819. — PREMIER SEMESTRE

Première leçon, 6 décembre 1818. — Locke 1

Locke est le père de la philosophie française du dix-huitième siècle. — Méthode de Locke. — Mérite de cette méthode. Locke la fausse dans l'application en recherchant l’origine des connaissances avant d’avoir étudié leurs caractères actuels. — Système de Locke sur l’origine des idées. — De la table rase. — Sensation et réflexion. — Que ces deux facultés ne rendent pas compte des principes universels et nécessaires, ni d'un grand nombre d'idées, telles que l'idée d’espace, de durée, d’infini. — Théorie des signes. — Théorie des idées images. — Opinion de Locke sur l’existence de Dieu. — Sur l'àme. — Sur la liberté. — Sur le bien et le mal.

Deuxième leçon. — - Condillac, première époque 59

École de Locke en Angleterre : Collins, Dodwoll. — En France : Voltaire. — Condillac : deux époques dans la carrière de Condillac. Première époque : il reproduit Locke en l'exagérant déjà. — Traité de l'origine des connaissances humaines- Vice de méthode : commencer par l’origine. — De cette idée de Condillac, qu’il faut ramener l’entendement humain à un seul principe. — Il tend à confondre la sensation et la réflexion. — De la génération des facultés. — Du langage. — Traité des systèmes.

TABLE DES MATIÈRES

Troisième leçon. — Condillac, seconde époque 68

Seconde époque de la carrière de Condillac : Traité des Sensations. — Méthode du livre : abus de l'hypothèse. — Théorie des facultés. — Un sensation transformée n’explique ni les facultés de l’entendement ni celles de la volonté. Confusion de la sensation et de l'attention, du désir et de la volonté. — Que la sensation n’explique pas plus les idées que les facultés. Fausse théorie des idées. Abolition de la distinction des idées relatives et des idées nécessaires. — De l’idée de substance, de durée, d'espace, d'inlini. — Si les sciences ne sont que des suites de propositions identiques. — Toute science n'est-elle qu’uue langue bien faite? — Spiritualisme de Condillac. — Son opinion sur l'existence de Dieu. — Sur la. liberté. — .Morale et politique de Condillac. — Conclusion.

Quatrième leçon. — Helvétius 150

Helvétius. Analyse du livre de V Esprit. Métaphysique de l'ouvrage. Premier discours : De l'esprit en lui-même. — Avant toute question Helvétius met celle de l'origine des idées et des facultés qui constituent l’esprit. — La sensation, principe unique, (.‘organisation physique, seule cause de la supériorité de l’homme sur l’animal. — Négation de la liberté. — Toute certitude réduite à la probabilité. — La question de la spiritualité de lame renvoyée à la théologie. — L’espace n’est que le corps, et l'infini l'absence de bornes. — De Dieu pas un. mot. — Morale du livre de YEsprit. Analyse des deuxième, troisième et quatrième discours. L'intérêt, règle unique de nos jugements cl de nos actes, pour les individus et pour la société, pour les siècles, les nations, l'humanitc entière. — Que l’esprit est un effet de l’éducation et non de la nature. Egalité primitive des intelligences. Seule cause d'inégalité, la différence dans les passions. Tout le secret de l’éducation est d’agir sur les passions. — Réfutation du système d’Helvétius. — Opinions de Voltaire, de Rousseau, de Turgot sur le livre de YEsprit.

Cinquième leçon. — Saint-Lambert 18£

Transition de la morale générale à la morale particulière. — Importance du Ca téchisme universel. — Saint-Lambert disciple et continuateur d’Helvétius. — Définition de l'homme. — Suppression de la question de la spiritualité de l’Ame. — L’instinct réduit à l’habitude. — De la conscience et des deux mobiles que Saint-Lambert lui donne, l’opinion et l’intérêt. — Dialogues. Omission de la li berté. — Fausse notion du devoir. — La vertu réduite à une seule de ses appli cations : la disposition à contribuer an bonheur des autres. Que la hienfaisance n’est ni la seule ni la plus difficile des vertus. — Si l’orgueil n’est un vice que parce qu’il peut nuire aux autres et à nous-mêmes. - Préceptes. Que Saint - Lambert a m é co nuu k Viai fo ndement des devoirs envers nous-mêmes et des devoirs envers les antres. Fausse notion de la justice. — Préceptes en contradiction avec le principe de l'intérêt. — De l'examen de soi-mème. — Nouvelles fotiUadictiQü > . — Co nclusion.

TABLE UES MATIÈRES

Sixième leçon. — Hobbes. Droit nature! ‘21 'J

Politique de la philosophie de la sensation. — Hobbes. — Revue générale de sa philosophie. Sa métaphysique et sa morale. — Principes de droit naturel d’après le traité Du citoyen. — !>«i premier livre intitulé : la liberté. Hypothèse de l’étal de nature. Droit égal de tous sur tout. Nécessité de la guerre universelle. Droit de la force. Légitimité de la conquête et du despotisme. — Réfutation. Que Hobbes a eu tort de débuter par la question de l'origine du droit au lieu d’en constater les caractères actuels. — Qu’il s’est trompé sur cette origine. — Que l’homme est naturellement fait pour la société. — Comment l’homme passe de l’état de la nature à la société à l'aide d’un certain nombre de lois que Hobbes appelle lois de la droite raison. — Première loi : que pour obtenir la paix il ne faut pas retenir le droit qu’on a sur toutes choses. — Du droit «le propriété. Quel en est le vrai principe. — Des donations, des contrats et des serments. — Deuxième loi : qu’il faut garder la foi à tous sans exception. — Fausse théorie qui fait consister l'injustice dans la violation d’un contrat. — l'n mot des autres lois sur lesquelles Hobbes s’appuie.

Septième leçon. — Hobbes. Droit civil 255

De l'Empire. .Nécessité, selon Hobbes, d’une autorité souveraine. — Dos divers droits inhérents à la souveraineté. Droit de contrainte, droit de justice et droit de guerre. Droit de Taire et de publier les lois. Droit de nomination à tous les emplois. Droit d’examen des doctrines enseignées. Droit d'inviolabilité. Que le souverain n’est pas tenu aux lois de l’État. Qu’il est maître de toute propriété. Qu’il peut sur les particuliers ce que chaque particulier peut sur luimême. Enfin qu’il ne peut être révoqué. — Réfutation. Distinction du droit civil et du droit politique. Danger de leur confusion. Que cette confusion vient d'une méthode vicieuse qui s'occupe de l’ordre politique avant d'avoir déterminé l'ordre civil. — Rousseau et le Contrat social. — Qu'il ne peut y avoir de pouvoir absolu sur la terre. — • Vrai sens de la souveraineté du peuple. — Que cette souveraineté n’csl pas plus absolue que celle d’un roi. — Que l'idée d'absolu no convient qu’à la raison et à la justice. — L’est la raison et la justice que nous respectons dans tous les pouvoirs et dans leurs décisions. — Que la loi est mal définie par Rousseau l'expression de la volonté générale, et quo la définition de Montesquieu est meilleure. — Que la volonté par elle- mémo ne peut être un principe d'obligation. — Que l’ordre civil doit comprendre et consacrer le droit naturel tout entier. — Principe général de l’ordre civil : mélange de justice et de charité.

Huitième leçon. — Hobbes. Droit politique *285

Retour sur la distinction de l’ordre civil et de l’ordre politique. Conquêtes de l’ordre civil jusqu'à la Révolution française et la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. — Question politique. Que selon Hobbes le meilleur gouvernement est la monarchie absolue. Principe «le Hobbes : Que la souveraineté

TABLE DES MATIÈRES

ne peut être divisée. Exposition des chap. 11 et x du livre Di l'Empire — Extrémité opposée à celle de la monarchie absolue. — Que tout gouvernement simple incline à la tyrannie. — Vérité et beauté de la monarchie constitutionnelle.

Premier Appendice. Justice et Charité . 511

Deuxième Appendice. De la Monarchie constitutionnelle. . . * . 542

UN DE LA TABLE DES MATIÈRES

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