‹ Philosophie spiritualisteChapitre 152 sur 181 · Quel est le moyen de détruire l’égoïsme · texte numérisé non relu

Quel est le moyen de détruire l’égoïsme

« De toutes les imperfections humaines, la plus difficile à déraciner c’est l’égoïsme, parce qu’il tient à l’influence de la matière dont l’homme, encore trop voisin de so?i origine, n’a pu s’affranchir, et cette influence, tout concourt à l’entretenir : ses lois, son organisation sociale, son éducation. L’égoïsme s’affaiblira avec la prédominance de la vie morale sur la vie matérielle, et surtout avec l’intelligence que le spiritisme vous donne de votre état futur réel , et non dénaturé par les fictions allégoriques; le spiritisme bien compris, lorsqu’il se sera identifié avec les mœurs et les croyances, transformera les habitudes, les usages, les relations sociales. L’égoïsme est fondé sur l’importance de la personnalité; or le spiritisme, bien com-

PERFECTION MORALE

pris, je le répète, fait voir les choses de si haut que le sentiment de la personnalité disparaît en quelque sorte devant l’immensité. En détruisant cette importance, ou tout au moins en la faisant voir pour ce qu’elle est, il combat nécessairement l’égoïsme. »

« C’est le froissement que l’homme éprouve de l’égoïsme des autres qui le rend souvent égoïste lui-mcme, parce qu’il sent le besoin de se tenir sur la défensive. En voyant que les autres pensent à eux et non à lui, il est conduit à s’occuper de lui plus que des autres. Que le principe de la charité et de la fraternité soit la base des institutions sociales, des rapports légaux de peuple à peuple et d’homme à homme, et l’homme songera moins à sa personne quand il verra que d’autres y ont songé; il subira l’influence moralisatrice de P exemple et du contact. En présence de ce débordement d’égoïsme, il faut une véritable vertu pour faire abnégation de sa personnalité au profit des autres qui souvent n’en savent aucun gré; c’est à ceux surtout qui possèdent cette vertu que le royaume des cieux est ouvert ; à eux surtout est réservé le bonheur des élus, car je vous dis en vérité qu’au jour de la justice, quiconque n’aura pensé qu’à soi sera mis de côté, et souffrira de son délaissement. » (785.)

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