Peut-on considérer la paternité comme une mission
« C’est sans contredit une mission ; c’est en même temps un devoir très grand et qui engage plus que l’homme ne le pense sa responsabilité pour l’avenir. Dieu a mis l’enfant sous la tutelle de ses parents pour que ceux-ci le dirigent dans la voie du bien, et il a facilité leur tâche en lui donnant une organisation frêle et délicate qui le rend accessible à toutes les impressions ; mais il en est qui s’occupent plus de redresser les arbres de leur jardin et
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de leur l'aire rapporter beaucoup de bons fruits que de redresser le caractère de leur enfant. Si celui-ci succombe par leur faute, ils en porteront la peine, et les souffrances de l’enfant dans la vie future retomberont sur eux, car ils n’auront pas fait ce qui dépendait d’eux pour son avancement dans la voie du bien. »
583. Si un enfant tourne mal, malgré les soins de ses parents, ceux-ci sont-ils responsables?
a Non ; mais plus les dispositions de l’enfant sont mauvaises, plus la tâche est lourde, et plus grand sera le mérite s’ils réussissent à le détourner de la mauvaise voie.»
— Si un enfant devient un bon sujet, malgré la négligence ou les mauvais exemples de ses parents, ceux-ci en retirent-ils quelque fruit?
« Dieu est juste. »
584. Quelle peut être la nature de la mission du conquérant qui n’a en vue que de satisfaire son ambition, et qui, pour atteindre ce but, ne recule devant aucune des calamités qu’il entraîne à sa suite?
« Il n’est le plus souvent qu’un instrument dont Dieu se sert pour l’accomplissement de ses desseins, et ces calamités sont quelquefois un moyen de faire avancer un peuple plus vite. »
— Celui qui est l’instrument de ces calamités passagères est étranger au bien qui peut en résulter, puisqu’il ne s’était proposé qu’un but personnel; néanmoins, profitera-t-il de ce bien?
« Chacun est récompensé selon ses œuvres, le bien qu’il a voulu faire, et la droiture de ses intentions. »
Les Esprits incarnés ont des occupations inhérentes à leur existence corporelle. A l’état errant , ou do dématérialisation , ces occupations sont proportionnées au degré de leur avancement.
I^es uns parcourent les mondes, s’instruisent et se préparent à une nouvelle incarnation.
D'autres, plus avancés, s’occupent du progrès en dirigeant les événements et en suggérant des pensées propices ; ils assistent les hommes de génie qui concourent à l’avancement de l’humanité.
D’autres s’incarnent avec une mission de progrès.
D’autres prennent sous leur tutelle les individus, les familles, les réunions, les villes et les peuples, dont ils sont les anges gardiens, les génies protecteurs et les Esprits familiers.
D’autres enfin président aux phénomènes de la nature, dont ils sont les agents directs.
Les Esprits vulgaires se mêlent à nos occupations et à nos amusements.
JLes Esprits impurs ou imparfaits attendent dans les souffrances et les angoisses le moment où il plaira à Dieu de leur procurer les moyens d’avancer. S’ils font le mal, c’est par dépit du bien dont ils ne peuvent encore jouir.