‹ Phlébite Pré-Tuberculeuse et Phlébite Précoce des TuberculeuxChapitre 4 sur 18 · HUE · texte numérisé non relu

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Dans un cas des veines surrénales.

Il n’est donc pas impossible, bien que Callais n’en ait noté que deux observations, que la tuberculose miliaire puisse succéder à une phlébite tuberculeuse d’une veine de l'organisme quelconque.

D'autre part, sans faire intervenir cette complication, que la clinique démontre être exceptionnelle, n’y a-t-il pas lieu de considérer la localisation veineuse comme l'indice d'une tuberculose ayaht tendance à la généralisation ? Elle démontre une activité, une mobilité, nous dirions presque une impatience du bacille, qui peut faire redouter des cul-

tures méningées ou un semis viscéral.

Diagnostic

Nous avons suffisamment insisté sur les symptômes principaux pour n’y point revenir en tête de ce chapitre.

Il est oiseux dans une maladie où il y a peu d'œdème et en tout cas un œdème presque toujours unilatéral, de faire le diagnostic avec les œdèmes cachectiques, brightiques, cardiaques, à peine pourrait-on dire un mot des ædèmes variqueux qui se jugeront vite par l’étiologie.

Le diagnostic dela lésion veineuse sera donc facile dans la grande majorité des cas ; cependant certaines névrites périphériques et plus particulièrement les névrites tuberculeuses, si mal connues encore, pourraient, il nous semble, en imposer dans certains cas : elles peuvent en effet occasionner des douleurs analogues à celles des phlébites et de légers œdèmes ; mais la névrite s'accompagne de perturbations de la sensibilité objective, elle n’entraine pas de circulation collatérale, on n’y rencontre point le cordon caractéristique.

La lymphangite tronculaire superficielle ne saurait

guère prêter à l'erreur: trainées rouges suivant le trajet des

SO

lymphatiques et ganglions engorgés suffisant à faire la distinction.

Le diagnostic de phlébite posé, il sera facile d’en déterminer la nature si le malade est manifestement un tuberculeux à la première période.

Mais lorsque ni l'interrogatoire, ni l'examen attentif du malade n’ont pu déceler l'existence d'une bacillose à ses débuts, lorsqu’en un mot la phlébite peut être dite cliniquement prétuberculeuse, l’hésitation est permise entre les phlébites goutteuses, primitives, chlorotiques (13), bleunorrhagiques (14 et 15) et syphilitiques (16, 17. 18).

La phlébite peut survenir dès les premiers accès de goutte, mais il est exceptionnel qu’elle survienne à titre d'accident initial. Comme le dit Lancereaux, c'est une phlébite ambulante, ayant une prédilection pour la rechute la récidive et l’embolie.

La phlébite primitive, décrite par M. Daguillon (0), napas de caractères cliniques propres ; il s’agit ici d'une infection dont on n'a pas déterminé la nature, le diagnostic ne se fera donc que par exclusion.

La phlébite blennorrhagique, dont on connaît un petit nombre d'observations, accompagne les complications générales de la blennorrhagie (Gouget). Elle peut être très douloureuse et d'une allure clinique beaucoup plus aiguë que celle qui nous occupe.

Quant à la phlébite syphilitique qui a fait durant ces dernières années l'objet de travaux fort intéressants. elle

se reconnaitra aux caractères suivants: apparition pen-

dant la période secondaire et au début de cette période : présence d'accidents secondaires en évolution ; douleurs peu äccusées, cordon veineux superficiel dur : absence presque constante d'œdème et de circulation collatérale. On voit, par les caractères locaux de cette phlébite, combien elle ressemble à l'affection que nous étudions. Le diagnostic ne sera possible que par l'étude des antécédents, la coexistence des accidents secondaires et l’action du traitement spécifique.

Il nous faut revenir enfin à la phlébite deschlorotiques, qui nous parait bien plus facile à distinguer de la phlébite précoce des tuberculeux que des autres phlébites infectieuses. De ces dernières, elle a la température, la forte douleur, | œdème très accusé, la fréquence de l’embolie, il semble que l'on doive rapporter à la tuberculose toute phlébite torpide chez les chlorotiques. |

Quant à la phlébite rhumatismale, elle présente une allure infectieuse et le diagnostic ne peut présenter une grande difficulté.

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