‹ Phlébites et embolies dans les opérations sur les voies urinairesChapitre 19 sur 27 · DE 6 AS · texte numérisé non relu

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kiurie, miction douloureuse, mauvaise évacuation de l£ vessie avec rétention plus ou moins complète, qu'on rattache sans chercher plus loin à l’affection urinaire qui a nécessité l'intervention. Il signale les légers ballonnements du ventre indépendants de toute rétention stercorale, les petites douleurs rétro-crurales, les sensations pénibles ressenties pendant la défécation au passage du bol, les œdèmes du pubis, des grandes levres ou du scrotum et de la verge. Ce sont encore, chez la femme, des métrorragies malodorantes, avec un utérus gros et douloureux, de l'infiltration des culsde-sac et la diminution de la mobilité utérine.

Ces petits signes discrets appellent le toucher. Par le vagin ou par le rectum, on sentira alors une induration des veines péri-vésicales ou de lhypogastrique, on provoquera une douleur au niveau d’un point qui correspondra à un pédicule veineux thrombosé.

Chez d’autres opérés, la thrombose pelvienne prend le masque de la parésie intestinale ou de l’iléus paralytique avec vomissements ou diarrhée. Malheureusement ces accidents se confondent un peu avec ceux de l’urémie qu’a décrits le Professeur GAYET (signes d’occlusion produits par l’urémie).

Si muette donc que soit la symptomatologie fonctionnelle, pour peu qu’on pense à elles et qu’on les recherche, les phlébites pelviennes pourront être dépistées par les signes généraux et les signes physiques, ct cela est fort heureux étant donné les conséquences gravissimes que pourrait entraîner leur méconnaissance. Leur évolution par contre est assez mal con-

nue, Elles laissent après elles des varices sus-pubiennes

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et abdominales, des hémorroïdes, et les douleurs lombaires, les petites dysuries, les ballonnements intermittents de l'abdomen, les malaises vagues abdominaux et pelviens ressentis après certaines opérations sont peut-être des séquelles de phlébite pelvienne.

2°, — Quant à la thrombose de la veine rénale et de la veine cave, elle est sans recours possible, bien que les symptômes en soient à peu près nuls. Tout au plus pourra-t-on y penser s’il existe actuellement ou s’il a existé autrefois des œdèmes des membres inférieurs, de la dilatation veineuse de la paroi abdominale, surtout quand on constate le renversement du cours du sang qui se fait alors de bas en haut, ou si pendant l'intervention, on tombe sur des veines pariétales et capsulaires anormalement dilatées. Mais même au cours de l’opération, le diagnostic de ces thromboses est très difficile.

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