SCÈNE III
OLYMPE, FHOClOm Jils, «emme ob la suiTte
D?Ol.YMFB.
OLYMPE., Retient' on votre père au camp des ennemis?
PHOÇION//f.
Il revient. Cependant, je Tavouerai sans feinte, Son retour laisse encor plus d*un sujet de crainte. De ma mère je sais quelle est l^ fermeté ; Ces voiles qui tQujjoqrs couvrent la v4rît4-, Qu*on voudroit adoupir à des yeux trop timides ï Faroisseht une injure aux âmes injrëpides.
OLYMPE, •
Vous louez mon courage^ et npe faitjes trembler. , £h ! quel nouveau malheur va donc nous accabler?
a4 PHOCION,
Alexandre, poussé par un conseil perfide y Ouvrage ténébreux de Tinfàme Agnonide, Contre le droit des gens prêt à nous retenir , De notre confiance a pensé nous punir.
Nous avons dans sits yeux lu son incertitude; Il a pu dans les miens voir mon inquiétude^ Mon trouble, ma terreur, mon agitation.
Mon père, sans montrer aucune émotion, Mais n*espérant plus rien, et dévorant sa peine ^ Entreprend d'exposer, le sujet qui Tamène.
Le prince Tinterroippt avec emportement.
« Du peuple êtes- vous bi^n Torganc en ce moment ? » Venes^-vous de sa [)lirt ? » dît*il d*un ton sévère. « Je viens pour le sauver. Voilà mon caractère , » Réplique Phocion. Alexandre irrité :
<( Sans un pouvoir exprès de toute la cité , » Vous n'éîes rien pour moi ; je n'ai rien à vous dire ; » £t , sans daigner Tentendre , aussitôt se retire. Ainsi le seul objet des vœux de Phocion, La paix, nous fuit encore en cette occasion.
OLYMPE
Oui sans douto , la paix qui console la terre, Four les ambitieux n'est qu'un état de guerre; Agnonide la craint. Son parti tout puissant Etoutfera les voeux du sénat gémissant.
Mais avec Chariclès votre père s'avance.