‹ Phocion: tragédie en cinq actes et en versChapitre 18 sur 48 · OLYMPE , FEMME DE SA SUITE · texte numérisé non relu

OLYMPE , FEMME DE SA SUITE

CHARICLËS.

N'en doute point , ami , Texacte vigilance

Qui me tient rœil ouvert sur tous ces envieux,

]M*a fait saisir le fil d'un complot odieux,

Que dans cet instant même ils trament pour ta perte*

X«eur parti criminel s'assemble y se concerte;

Sous un prétexte vain, qu'il cherche à colorer.

Au jugement du peuple il prétend te livrer.

£h! quel prétexte encor?

CHARICLÈS

Tu n'as pas dû te rendre , Sans son ordre foitnel^aux tentes d'Alexandre.

Je voutois son salut; pourroit^-il m'en punir?

OLYMPE

Il en est trop capable.

PHOCION >f/j.

Il faut le prévenir, Et de ses corrupteurs réprimant Tinsolence, A leur jalouse haine arracher rinnocence.

Il est temps d'opposer la force & la fureur.

4i6 PHOCION,

Au cœur des scélérats reportons la terreur ; Et malgré nos efforts , si la vertu socoombe i Tâchons qu'ils soient du moins entraînés dans sa tombe.

PHOCION- Votre zèle , mon filsj vou& emporte trop loit^;. £t d*en régler le cours je veux prendre le soin. Si cette factioiy qui caose vos alarmes y Four attaquer mes jour) osoit pteodre lés armes ; Venez à mes côtés con^itre de» tyra&s ; Venez porter la mort et Teffroîdânsl^urs rangs; Mais d'un voile imposteur leur malice eal couverte. Je ne doispas, mon fils» combattre à force ouverte L'ennemi qui se borne 4 tourner contre moi L'esprit des citoyens « le glaive de la loi*

PHOCtON///.

Au gré des factions, sous la hache san^ote Faudra-t-^il donc courber sa tête obéissante ? Qu'in^porierrinstrumeat dont se sertrassassin? Avec uq fe^r sacré s'il décbire mon acin^ Faut-il bénir ses coups? Sans plainte et sans murmure, Par respect pour la loi , faùt-il qu'on les eodure ?

PHOaON.

C'est en brisant son joug qu'on détruit les jEltat& Je ne me sens pas faii pour de tels attentats. Croyez que c'est ua-aotrt cent (ois moins déplorable De mourir innocent que dt vivre coupablt.

Le ciel vous 9 fait naiire en des temps désastreuîx ; Mais le siècle dcf aier vk des jours plus affrcux

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