ACTE n , SCÈNE IV. ij
LiOrsque trente tyrans acharnés sur L'Attîque £n un vaste tombeau cbangeoient la république. S'ils revenoient ce^ jours d'épouvaàte et d'horreur; Si tout ëtoit victî^ne ou Bacrificateur^ Gardez^'vous d^hésiter, moQ fib, soyes victime; Je ne connus jamais qu'un malheur : c'est le crime. Lte courage à tout autr^xiumokis peut résister; Le seul insvppof babke est de le mëriter* Cependant itme reste eqcore une ressource »
£t je vais l'essayer. Dans sa rapide course Il est possible encor d'arrêter le méchant.
De rappeler au peuple un souvenir touchant :
Celui de son boqheqr, et 4^ niomena d'ivresse Où tous me proclamoient le sauveur de la Grèce*
CHARICLÉS.
Hélas! peux-tu compter sur ces foibles moyens? Agnonide a séduit tous nos concitoyens; Il dispose à son gré de la foule cruelle.
Ce peut être en ses mains un instrument rebelle*
OLYMPE
S'il maintient leur délire , il va vous accabler.
Si leur raison revient, c'est à lui de trembler.
CHARICLÉS.
Tune crains pas pour toi cette haine acharnée;
Mais il s'agit ici d'une autre destinée ;
Un intérêt plus grand doit frapper ton esprit :
a8 ACTE II , SCÈNE IV.
C'est celai de TEtat ; si tu meurs, il périt.
Allons; soit que je vive , ou soit que )e périsse; Je prouverai du moins que c'est avec justice Qu'on m'avoit honoré du nom d*homme de bien.
Je ferai mon devoir. Tout le reste n'est rien.
PHOCION JUi.
Avant qu'un factieux me ravisse un tel père^ Il faudra m'arracher ce cœur qui le révire.