‹ Phocion: tragédie en cinq actes et en versChapitre 28 sur 48 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

PHOCION, AGNONIDE. EPICURE,

AGNONIDE , à Phociou.

Nos maux sont réparés, SI du moins on le veut.

Parlez : que faut-il faire?

AGNONIDE.

Châtier à Tinstant Taudacie téméraire Qui vient fouler aqx pieds et nps paœars et nos droits , Arrêter ces guerriers, vains fantômes de rois, Misérables débris d'un conquérant illustre, Doiitleprfoible grandeur emprunta tout sonlustre, Destructeurs inhumains, prêts à tout embraser. Qui dans leur choc sanglant alloient nous écraser. N'hésitez point. Songez qu'il ç^t telle occurrence Où Ton doit tout oser, oi!i Taudace est prudence. Vous obtenez dq temps, et vous en profitez Pour rallier à vous les Grecs épouvante.

CHARICÏiÉS.

Phocion vowent)emd.; «l vops parlez d*pfl ci îmc J

AGNONIDE.

Contre des oppresseurs rien n'est illëgUIme.

EPICURE

£h ! quand nous oubltrîons les maux qu'ils nous ont fail5^ Il faut sauver l'Etat.

Non point par des forfaits. Athènes de la terre un jour doit disparoitre, La justice } jamais.

AGNONIDE.

*Les murs qui m*ont vu naître « Mes parens , mes amis^ que je puis secourir, D'un œil indlffërent je les verrois périr !

Je ne me pique point de ces vertus sublimes.

Âh ! si vous m*en croyez, laissons là des maximes Dont Tëclat fastueux, Timposant appareil, Est fait pour le lycée, et non pour le conseil.

fouillez-vous donc des noms de parjures , de traîtres. Les maximes d*honneur que suivoient nos ancêtres, Magistrats , c*étoit peu de les abandonner, Et Ton semble aujourd'hui prêt à lès condamner.

AGNONIDE.

Pourquoi nous imputer un dessein si funeste ? Vous citez nos aïeux , et moi je les atteste. Aristide , celui d*entre tous ces aïeux De qui le nom peut-^étre est le plus glorieux , Une fois, j*en conviens, à la stricte justice

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