SCÈNE VL
Les frécédeks, CHARICLÉS.
C'est toi seul qui du moins pourrois te secourir. Rien n'a pu désarmer la fureur d!Agnonide.
Le sénat a daigné supplier le perfide.
Supplier!
«Se^efiort^ont été superfioi.
« Qu*il vive loin d*ici ! N*ëxigez rien de plus,
» Dit-il insolemment. Qu*il fuie, ou qu*il périsse ;
Et le monstre en secret fait hâter le supplice.
Je le soupçonne au moins de cette trahison.
Je quitte le sénat, et vole à la prison ;
Tu sortois. Je m'abuse, ou la mort va me suivre ,
Viens , fuis au nom des dieux, et te résigne à vivre.
Ma vie est condamnée. Elle n'est plus à moi.
Mais pour la condamner a-t*on suivi la loi?
Le crime seul lui doit un tribut redoutable; Vous êtes innocent.
On m*a jugé coupable.
Oui , mais par quels moyens , et dans quel tribunal f
PfiOClON.
De la rébellion je donne le signal Si j'élude la mort par un vain subterfuge.
Un accusé peul-il être son propre juge ?
CHARICLÈS
Quand on enfreint les lois pour te ravir le jour.....
Faut-il pour me sauver les enfreindre à mon tour?
CHARICLÈS
Eh ! qu*importe un décret barbare, illégitime ?