‹ Phonétique annamite (dialecte du Haut-Annam)Chapitre 12 sur 79 · PREMIÈRE PARTIE. — MODIFICATIONS DES VOYELLES · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — MODIFICATIONS DES VOYELLES

ban : bên pendant.

ièm bà : din bà.. . . femme (voir n"" 1 6).

dUti âng : âèn âng . homme (idem).

al : ây

eai : cây gouverner. — cây xà^ chef de village; eây ting, chef de canton.

eài : cdy^ké. particule déterminative des choses

inanimées.

dài : ddy uriner.

gai : cây épine.

gâi : gdy, cdy fille.

trdi : trdy, My. . . . fruit.

nai : niy cerf,

etc.

ao : 6

vào : v6 entrer.

ao : au

gço : edu riz décortiqué.

$00 : tâu étoile.

REMARQUES

7. La voyelle a suivie de la nasale mouillée nh, se transforme, suivant les endroits, en é ou t\ sans que la nasale finale éprouve de changement. C'est ainsi que l'on a les formes : Iqnh^ lenhj Imh (T décrets; bçnhy bênhy binh cr maladie tî.

Les dictionnaires signalent ces diverses formes, mais une particularité dont ils ne parlent pas, c est le changement de a en ^ dans un grand nombre de mots terminés par la nasale mouillée nh ou par l'explosive palatale ch; dans ce cas, ces consonnes fiuales se changent l'une en la nasale ng^ l'autre en l'explosive gutturale c [=k) : héfig pour hành] Içc pour Içch.

On remarque les premiers indices de ce changement dans la

prononciation de Hué. Les mots terminés par la syllabe anh sont prononcés d une façon qui tient le milieu entre énhy éng et même en. Dans les régions du Thù'a Thiên éloignées de Hué, ainsi que dans le Quâng Tri et le Quâng Binh, le peuple change franchement anh en engy et ach en ec. Si l'on passe dans la vallée du Sông Gianh, nous entendons la voyelle a se changer aussi en ^, mais les consonnes finales nh et ch ne sont pas modifiées, et l'on a les formes : bénh pour bdnh; lech pour loch, etc.

Quelques dictionnaires donnent les deux formes mdch et mec, comme équivalentes. •

Pour les transformations de sành en trèng a porcelaines, et de thdch en séc, voir les n^ 90 et 85. Le mot sec est surtout employé dans les expressions : gà séc «rcoq apprivoisé dont on se sert pour provoquer les coqs sauvages i^; ban séc «surfaire le prix d'une chose T^.

8. Cette transformation de a en e se rencontre dans quelques mots ayant des formes autres que anh ou ach. On verra plus loin , n® 2/1 , la forme ma pour me cr mèrei); on peut comparer la forme daîu (T portent, très usitée dans le Bas-Annam, tandis que dans le Haut-Annam on emploie la forme dem. De même chè et trà cr thé n , n** 9 1 ; khoc oa oa ou khdc oe oe cr vagir t? ; 09 ou oe cr nausées n , etc.

9- A Ké Hac, village de la sous-préfecture du Bô Trach, dans le Quâng Bîuh central, la voyelle a subit une curieuse transformation : elle devient presque semblable à un â. C'est un défaut analogue à celui des habitants de certaines régions de la France (Lyon, etc.), qui allongent les a dans tr admirable, aimable t); mais à Ké Hac le défaut est plus exagéré. Les premières fois que l'on entend cette prononciation on croit entendre un â (d'aucuns disent que c'est le son 0, ou bien encore le son dont il sera parlé au n"" 34). On entend : nhô ou nhd pour nhà «r maison ^ ; hài ou hoi pour hàt cr mer -n ; ky dô ou dd pour ky dà cr iguane ii.

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