‹ Phonétique annamite (dialecte du Haut-Annam)Chapitre 23 sur 79 · hçng gosier · texte numérisé non relu

hçng gosier

cong sorte de crabe.

notig chaud.

nong gorge.

rong (corruption de ru^ng) rizières.

coc le tigre.

toc varioloïde.

REMARQUES

34. La règle générale veut que les mots ayant les formes otig OU oc y se prononcent a comme s'il y avait un petit a devant Totî. Trong (t dedans -n , doit donc se prononcer traong; téc (t cheveu v , torfc, et cette orthographe traong y taôcy rend très bien la prononciation actuelle : le son vocal contenu dans ces mots n'est pas un son simple, mais bien un son diphtongal, ao.

^^) En général Xi annamite, dans ou les paysans dans les rizières crient

la prononciation du Haut-Annam, à leurs buiOes: âecrfile?) pour^t. Ce

n'est pas éloigné du son ê. Ainsi chinh n'est pas une assimilation complète

minh sonne un peu comme chinh mènh, de son , mais un rapprochement très

Les bûcherons revenant de la forêt, sensible.

Cependant les patois du Haut-Ânnam prononcent quelques-uns de ces mots à forme ong ou oc, tels qu on les écrit, c'estrà-dire avec Yo ouvert suivi de la nasale ng ou de la gutturale c [ong^ oc y et non pas aongj aoc); de même que les mots con crfilsT), trdn a rond?), sont prononcés avec o ouvert suivi de la nasale n, ou que les mots hçp (r s'assembler Ti,o\ibdp a presser t? , sont prononcés avec o ouvert suivi de la labiale jp (et non caoUj traàn; hoop, badp).

Les mots où se rencontre cette prononciation patoise sont relativement rares, surtout pour la forme oc. Mais il est probable que jadis elle était d'un usage plus fréquent, peut-être même qu elle dominait. On ne s'expliquerait pas, en effet, comment les créateurs du système de romanisation actuellement en usage, les premiers missionnaires, qui ont fait preuve partout ailleurs d'une justesse d'oreille et d'un sens pratique qui étonnent, auraient négligé les formes oon^, aocy et adopté les formes ong, oc, qui ne rendent pas du tout la prononciation actuelle.

Les formes patoises dont je parle ici comblent une lacune dans la langue annamite, en ce sens qu'elles associent la voyelle ouverte à la nasalisation notée par ng^ accouplement qui n'existe pas dans la langue littéraire.

Dans la prononciation ordinaire trong = traong y la diphtongue ao constitue un allongement de la voyelle o semblable à celui que l'on rencontre dans les mots tels que cao crhauti^, bço «rfortu, etc.; avec cette différence que, dans ces derniers cas, l'allongement étant final , c'est la voyelle pénultième a qui est accentuée; tandis que dans les mots tels que cong^ tf'o^y qui devraient régulièrement s'écrire caongy traongy l'allongement n'étant pas final, l'accent se déplace, et c'est la voyelle o qui est accentuée et domine dans la prononciation.

On serait tenté d'assimiler à ce son (o ouvert + nasale iig) la prononciation dont les gens de la ville même de Hué, affectent les mots écrits dans les dictionnaires et prononcés ordinairement dans les trois provinces, par un o ouvert + nasale m, tels que con a fils t),

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