‹ Phonétique annamite (dialecte du Haut-Annam)Chapitre 34 sur 79 · m^ : mw^ revêtir, selon · texte numérisé non relu

m^ : mw^ revêtir, selon

tnâc : mwà>c être pris, occupé.

nàtn : niém cinq, année.

REMARQUES

52. Je ne sais s'il faut rattacher le changement de mQc et mac

en mwç'c et mw&c aux modifications naturelles ou aux modifications

volontaires. On dit :

mwùHsy «à votre grén; mwçH: ào cr revêtir un habita; mw6*c tfi ttèire coupable?), etc.

Les deux formes â^ng et duyc «r pouvoir tî, sont sans doute deux mots distincts. La première est employée dans le Bas-Annam (du moins dans les livres), la seconde au Tonkin; à Hué et aux environs, la forme âçng domine; mais à mesure que l'on s'avance vers le Nord, la forme duyc est de plus en plus employée; au Quâng Binh elle a presque supplanté l'autre.

On a vu plus haut la voyelle a se changer en u'o*. Ici c'est la

voyelle à qui subit la même transformation : le peuple n'a pas vu, semble-t-il, une différence essentielle entre ces deux voyelles.

Le changement de mm en niéni, dans le sens de trcinqu et d'(T année 17, fait voir encore que le peuple, dans les modifications volontaires , n'a pas maintenu strictement la disti n cli o des voyelles longues et brèves. Nous avons en effet à changé en ié; nous verrons plus loin, n^ 56, a changé également en tV, dans cao ou sdu qui font kiéu et siéu. Les Annamites ont fait attention au son qui était vaguement le même, et ont rendu les deux voyelles par le même équivalent.

C'est au reste ce qu'ont fait les créateurs des chu* nâm^ lors de la fixation de la langue annamite au moyen des caractères chinois. Ils ont rendu par le même caractère ou la même phonétique des mots où entraient des voyelles toutes différentes, bien que rendant approximativement le même son. Pour ne citer qu'un exemple, le caractère A, sino-annamitè nh4p, chinois nord jôu, cantonaisyop, a été pris comme phonétique pour rendre les sons :

nhdp B;\ crnictare?}.

nhâp lî/\ erdormireTï.

nhçp /V ffdedecusîï.

gi^p /V ï^aeternusTï.

C'est-à-dire que ce même caractère représente trois voyelles, a, ô, dy et deux consonnes nhy gi. L'œuvre des créateurs des chu' nom, et l'œuvre qu'accomplit le peuple en modifiant intentionnellement certains mots, est identique; ils ont suivi les mêmes règles arbitraires, en quoi les deux phénomènes diffèrent de celui que nous avons étudié dans la première section oil nous avons vu des lois fixes et invariables.

s 11. — VOYELLES A, A, Ê.

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