‹ Phosphorides cutanées: Contribution expérimentale à l'étude de cette affectionChapitre 11 sur 25 · DRE · texte numérisé non relu

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Nous croyons que c’est surtout sur ces derniers chiffres qu'il faut tabler, car les méthodes modernes de dosage sont certainement plus sensibles que celles employées par les anciens auteurs.

Il nous semble que de cette recherche des composés phosphorés chez les malades, il faut conclure que l’on en trouve une quantité notable dans l’épiderme desquamé. Il serait plus intéressant certainement de pratiquer leur recherche dans le liquide des phlyctènes que dans leurs parois. Ces composés passent-ils dans le milieu intérieur en quantité suffisante pour l’altérer et provoquer des lésions viscérales? Il est difficile de répondre à cette question pourtant fort importante. Les chiffres des dosages que nous apportons peuvent se discuter. Pourtant ceux obtenus par l’analyse des urines, le jour même de l'entrée du malade dans le service, donc le lendemain de la généralisation de l’éruption, semblent bien élevés et anormaux. Il aurait été intéressant de pouvoir pratiquer le même jour une ponction veineuse afin d’obtenir ceux du sang. Malheureusement, on fut obligé d’attendre 5 jours pour faire cette opération. D'ailleurs, ces chiffres ne peuvent pas être très élevés en raison de Ja faible proportion de phosphore absorbé, de la facilité qu’a ce phosphore d’être disséminé dans tout l'organisme, d’une part, et, d'autre part, l’acide phosphorique peut rester fixé dans les régions lésées de la peau sur les albumines et n’être éliminé qu’à la longue par le sphacèle et Ia desquamation épidermique (l'odeur qui réapparaît après application de corps gras est en faveur de cette hypothèse), enfin le phos-

phore absorbé est éliminé facilement par les reins. D'ailleurs, il ne faut pas oublier qu’une grande partie peut s’éliminer sous la forme d'hydrogène phosphoré très volatil. Pour toutes ces raisons, l’inter-

prétation des résultats des dosages est difficile.

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