C. — EXPÉRIMENTATION SUR LE COBAYE
Le 12 mars, 2 cobayes sont soumis à des applications de sesquisulfure. Ce jour nous les épilons. Sur le premier, nous mettons en contact avec la peau un tampon imbibé d’eau et imprégné de sesquisulfure de phosphore. Le contact est assuré par du leucoplaste. Sur le deuxième, nous appliquons sur la peau un tampon enduit d’un mélange glycérine-sesquisulfure ; le contact est également assuré par du leucoplaste.
Nous aurions voulu faire une application de sesquisulfure de phosphore en poudre sur un troisième cobaye. La nécessité d'utiliser un ver-
re de montre et la petitesse de l'animal ne nous
l'ont pas permis,
Lealo
Le 14
Le 15
Le 16
Le 17
Le 23
1 Aites
mars, nous enlevons les tampons et ne constatons aucune lésion.
mars, léger érythème diffus chez le premier cobaye.
mars, le deuxième cobaye présente à son tour
un érythème léger semblable à celui du premier cobaye.
mars, les poils commencent à repousser dans toute la région épilée.
mars, la prolifération pileuse se fait plus intense, l’érythème devient moins net.
mars, tout est rentré dans l’ordre. L'érythème a disparu et le poil a repris sa longueur habituelle.
A la suite de ces deux séries d’expérimentations,
nous pouvons conclure que le cheval et le cobaye réa-
gissent moins que le lapin à des applications de ses-
quisulfure de phosphore. Les lésions que l’on peut
provoquer sont plus longues à se manifester et tou-
jours plus bénignes et plus fugaces que chez ce der-
nier animal.