‹ Photographie au charbonChapitre 12 sur 27 · TIRAGES PAR LA GRAVURE, ETC · texte numérisé non relu

TIRAGES PAR LA GRAVURE, ETC

Les procédés aux sels de chrome, beaucoup plus réguliers et praticables d'une manière plus commerciale, devaient naturellement mériter la préférence.— Cette réaction de la lumière sur les mélanges de gélatine bichromatée devait d'ailleurs devenir aussi la base de divers procédés d'impression par la lithographie et la gravure héhographique.

M. Poitevin, qu'il faut toujours citer puisqu'il est le père de tous ces procédés, a découvert la propriété qu'a la gélatine bichromatée, impressionnée à travers un cliché, de ne retenir l'encre grasse que dans les parties insolubles et c'est sur cette propriété qu'est basée la lithophotographie dont il a été fait depuis et dont il est fait encore aujourd'hui de si remarquables applications. Seulement, nous le dirons avec regret, il semblerait que ce mode de tirage subisse un moment d'arrêt dans sa marche vers le progrès, nous n'avons pas remarqué qu'il ait été sensiblement modifié et surtout améhoré dans ces dernières années, et les spécimens sortis des ateliers de M. Lemercier ne nous semblent pas différents aujourd'hui de ce qu'ils étaient il y a cinq ou six ans.

La gravure héhographique est l'objet d'une étude plus continue, et l'on est là en pleine voie de succès pratique.

C'est encore à l'aide de la gélatine bichromatée qu'on arrive à la formation de clichés héliograpliiques d'oii l'on peut tirer des séries d'épreuves, par l'effet d'un encrage et d'une pression typographique et sans le secours ultérieur des rayons lumineux.

Bien importante en vérité est la question de la gravure héliographiquo, puisque c'est à ce procédé, perfectionné et complété, qu'appartient l'avenir de la photographie industrielle.

Nous ne décrirons pas ici les diverses sortes de gravures héliographiques qui ont été publiées dans ces derniers temps, tel n'est pas le but de ce travail; nous nous bornerons à jeter un rapide coup d'œil sur Fétat actuel de ces procédés.

Le plus parfait, selon nous, parce qu'il est celui qui permet d'obtenir le plus constamment des épreuves d'une valeur commerciale, est le procédé Woodbury, dont l'application en grand est déjà faite en Angleterre et le sera bientôt en France, ou M. Bingham doit en faire l'objet d'une exploitation spéciale.

S'il ne s'agissait que d'obtenir des épreuves d'après des dessins au trait, plusieurs méthodes de gravures héliographiques pourraient lutter de valeur entre elles, mais quand il faut reproduire des

Page 1