ACTIJNOMÈTRE DE M. ARTHUR TAYLOR
M. Arthur Taylor vient d'imaginer un nouvel actinomètre dont les dispositions ingénieuses méritent de fixer l'attention du monde photographique. Cet appareil, selon l'auteur, est encore susceptible de perfectionnement. Nous le décrivons en nous attachant surtout à en faire saisir le principe.
Un bloc de bois rectangulaire, ayant 108 millimètres de longueur, 38 millimètres de largeur et 41 millimètres d'épaisseur, est percé dans le sens de cette dernière dimension, de huit trous de 20 millimètres de diamètre. Ces perforations traversent le bloc de part en part, et sont disposées sur deux rangées parallèles. Une des extrémités de chaque perforation est fermée par un diaphragme mince, en métal, elles forment un groupe
de cellules mesurant 40 millimètres de profondeur. Chaque diaphragme est percé d'un certain nombre d'orifices ayant tous très-exactement le même diamètre, mais dont le nombre ditfère pour chaque diaphragme. Dans l'instrument actuellement décrit le diamètre des orifices est de 2 millimètres. Le premier diaphragme porte trois orifices, le deuxième, quatre, et successivement six, huit, dix, treize, seize, jusqu'au huitième qui en a vingt.
Si, dans cet état, l'instrument est posé du côté des ouvertures pleines des cellules, sur un morceau de papier sensible, les diaphragmes percés de trous en nombre divers se trouvant exposés à la lumière diffuse, cette lumière, pénétrant par les orifices, agira sur le papier avec une intensité proportionnelle au nombre de ces derniers , de sorte que le papier se trouvera impressionné de deux rangées de cercles colorés, du diamètre des cellules et formant une échelle de teintes graduées.
Il était à supposer que l'intensité de Faction dans chaque cellule serait dans la proportion directe du nombre d'orifices existant dans le diaphragme correspondant, et que si, par une exposition à une lumière constante pendant un temps donné, un certain degré de coloration était obtenu,