INTRODUCTION. S
dit, mais il résulte souvent de ces redites une permanence dans la vulgarisation de certaines erreurs, quand on publie des faits qu'on n'a pas eu le soin de vérifier soi-même, bien des traités n'étant que la copie, sous une forme personnelle, de faits indiqués par d'autres.
Pour ce qui nous concerne, nous avons, avant d'entreprendre ce travail que nous voulions rendre sérieusement utile, expérimenté les divers procédés dont nous conseillons l'emploi, et, sans être parvenu à un degré suffisant d'habileté pratique dans l'usage de ces procédés, nous avons pu les comprendre et les juger assez pour qu'il nous soit permis d'indiquer le pour et le contre de ces nouveaux modes de tirage, pour que nous puissions, avec certitude, appeler l'attention des chercheurs, soit sur les imperfections encore difficiles à éviter, soit sur le mieux désirable à chercher, à trouver enfin.
Nous nous en tiendrons là de ces considérations générales, en ajoutant toutefois deux lignes ayant pour objet l'esquisse du plan que nous avons adopté.
Après avoir, d'une manière générale, indiqué le principe sur lequel repose l'impression des images photographiques inaltérables, nous ferons l'exposé
pratique aussi détaillé que possible des quelques méthodes usitées aujourd'hui en nous arrêtant sur celles des manipulations qui méritent Tattention la plus grande.
Nous comparerons ensuite ces divers procédés entre eux, en ayant soin d'exprimer notre modeste opinion personnelle relative à leur valeur et à leurs avantages respectifs.
Nous signalerons surtout les perfectionnements qu'ils nous paraissent comporter.
Nous donnerons ensuite quelques détails pratiques sur la nature des substances à employer.
Nous déduirons enfin les conclusions qui nous semblent découler de l'ensemble de ce travail, en assignant leurs rôles respectifs et bien distincts à la gravure héliographique, d'une part, et de l'autre au tirage direct des images photographiques par l'action de la lumière.
Un mot encore. Quelque soin que nous mettions à rendre aussi complète que possible cette publication vulgarisatrice, il n'est pas douteux que de nouvelles découvertes se ^seront fait jour avant son apparition, car il n'est pas d'instant qui s'écoule sans entraîner après soi un perfectionnement, une invention photographiques. Nous ne savons que trop bien que tout cet état actuel sera demain un