INTRODUCTION
phes doivent tendre aujourd'hui vers le perfectionnement des métliodes de tirages inaltérables déjà adoptées, et vers la vulgarisation de ces procédés plus ou moins parfaits encore ; que chacun essaye, cherche un sentier meilleur à côté de la voie frayée; de tant de tentatives et de recherches résulteront de nouvelles découvertes, des méthodes opératoires plus simples, plus régulières, plus pratiques enfin. XI faut que les procédés de tirage d'épreuves inaltérables deviennent l'objet de la préoccupation principale du monde photographique, c'est là l'avenir de notre art, le couronnement espéré de la merveilleuse invention des Niepce et desDaguerre.
Il ne serait pas sans intérêt de faire ici l'historique des procédés de tirage des épreuves positives avec des matières fixes ; mais ces notes historiques nous paraissent de fort peu d'utilité dans un traité essentiellement pratique et destiné à répandre seulement les notions acquises concernant les diverses méthodes opératoires connues actuellement et qu'il importe surtout de perfectionner.
On sait bien, d'ailleurs, que ce n'est pas d'aujourd'hui que datent les premiers essais d'impression des épreuves photographiques, soit par la gravure héliographique, soit par l'action directe de la lumière sur des substances organiques ren-
fermant des matières fixes ; et le temps que nous emploierions à compulser les titres des divers inventeurs de ces méthodes sera beaucoup mieux employé si nous le consacrons à l'explication plus détaillée des procédés pratiques eux-mêmes*
Ce travail, que nous ne croyons pas indispensable ici, a été fait, du reste, très-soigneusement par d'autres, et se trouve relaté dans divers ouvrages fort remarquables qui traitent de l'impression au charbon. Nous renvoyons quiconque désirerait des notions résumées sur l'historique de ces procédés, soit à l'ouvrage si bien fait de M. Wharton Simpson (procédé Swan), soit au savant rapport de M. A. Girard, lu devant la Société française de photographie au nom de la commission chargée de décerner le prix fondé par M. le duc de Luynes.
Il s'agit moins du passé que du présent et surtout de l'avenir en matière d'impression des épreuves photographiques. C'est donc vers l'état actuel de ces procédés, pour ce que nous en connaissons, et vers leurs perfectionnements ultérieurs, pour ce que nous entrevoyons et espérons, que nous nous proposons de diriger cette étude, et aussi les tendances et essais de nos confrères en l'art photographique. Les méthodes claires et précises sont fort rares, parce qu'il est aisé de répéter, ce que d'autres ont