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PRÉPARATION DES PLAQUES SENSIBLES

Proportions moyennes : 6 gouttes de A, 6 gouttes de B pour 64*=*' d'eau. Y ajouter une goutte d'une solution à 10 pour 100 de bromure de potassium. Augmenter cette proportion de bromure avec des plaques très sensibles.

Avec ces diverses formules, on arrive à préparer de bonnes plaques; nous évitons à dessein d'en donner d'autres, de parler de sensibilisateurs pour le rouge, tels que la chlorophylle, le violet de méthyle.

Il est inutile d'embrouiller nos lecteurs dans le dédale de formules variées. Libre à eux, s'ils veulent chercher autre chose, de s'en occuper; mais ils auront déjà un bon moyen, sûr, d'arriver au résultat, et c'est là le point important.

Qu'ils n'oublient pas de substituer le verre vert au verre rouge au cours de toutes les opérations concernant les plaques sensibles aux radiations rouges .

La dessiccation des plaques peut avoir lieu soit spontanément, dans une partie absolument obscure du laboratoire, soit dans une étuve ad hoc modérément chauffée.

Ce dernier moyen est préférable, parce que la dessiccation est plus rapide. Il est facile de se faire construire une étuve spéciale en fer-blanc [fig-S), au bas de laquelle se trouve une petite chambre CC, séparée du support à rainures S, placé au-dessus, par une cloison étanche EE\

Une simple flamme de gaz G, brûlant en veil-

CHAPITRB TH.

]euse, suffit pour fournir la chaleur nécessaire.

Le chevalet à rainures est placé sur le fond de

la boîte que Ton recouvre d'un couvercle muni

Fiff. 8.

Étuve à air chaud.

d*UQe cheminée coudée T pour l'évacuation de la vapeur d'eau.

Cette cheminée est coudée pour éviter Tintroduction des rayons lumineux dans Tétuve, si l'on éclaire le laboratoire après avoir fermé l'étuve. Deux appels d'air I, F doivent être pratiqués des deux côtés opposés au bas de la boîte contenant le chevalet, mais de façon à ne pas laisser pénétrer de lumière.

Quant aux dimensions, elles varient nécessairement avec celles des plaques qu'on doit employer, et aussi avec le nombre de plaques à préparer.

A défaut de gaz, une petite veilleuse à pétrole peut ctre employée. La chaleur doit être très n)o-

PRÉPARATION DES PLAQUES SENSIfiLES. ôj

dérée et ne pas dépasser 30* à 35* centigrades.

Quand on ne fait pas usage d*une étuve, il convient de choisir, dans le laboratoire obscur, une place bien propre, exempte de toute poussière et où ne pénètre aucune lumière, si faible fùt-elle.

Un des angles inférieurs de chaque plaque doit porter sur du buvard propre, tandis que l'angle opposé supérieur repose sur un point d'appui. On peut égalennent user de chevalet à rainures, mais la dessiccation est moins rapide, les surfaces humides se trouvant très rapprochées. Cet inconvénient est moins sensible dans l'étuve, où la chaleur, plus élevée, favorise quand même la dessiccation et provoque un courant d'air qui n'existe généralement pas dans la partie du laboratoire affectée à la dessiccation spontanée.

Généralement, on fait cette opération le soir pour retirer les plaques le lendemain et les enfermer dans leurs boîtes respectives.

Pour ne pas s'exposer à voiler les plaques à la cyanine, tandis qu'on prépare celles à l'éosine, il vaut mieux ne pas procéder en même temps aux deux sortes de préparations ; une séance est consacrée aux plaques sensibles au jaune et une autre à celles du rouge; de cette façon, aucune erreur n'est possible.

A L'IMPRESSION DE POLYCHROMIES.

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