MÉCANIQUES
Nous sommes maintenant prêts à opérer, nous avons tout ce qu'il faut, appareils et produits spéciaux, et nous savons nous en servir. Des négatifs analytiques ont été obtenus, ainsi qu'il a été dit, nous savons en tirer des diapositifs pour vérifier, dans le chromoscope, le rendu de notre analyse. ( Voir Chapitre X pour plus de détails.)
Cette vérification faite et nous paraissant satisfaisante, il s'agit de passer au tirage des épreuves en couleur, soit à user d'un des divers moyens qui existent de rapprocher, de marier les trois couleurs distinctes pour n'en faire qu'une seule image polychrome visible soit par transparence, soit par réflexion.
Diverses méthodes peuvent conduire à ce résultat. Ce sont :
1*» Les méthodes exigeant des insolations successives pour la production de chaque inia^^c polychrome.
2** Les méthodes n'exigeant d'insolation que pour la production de planches de tirages cliromolithographiques et typochromiques, et aussi de planches de photogravure en creux.
Nous allons passer en revue ces divers moyens.
Ceux de la première catégorie, oùTinlervention de la lumière est nécessaire pour l'impression de chaque monochrome, comprennent :
I. Le procédé d'imbibition indiqué d'abord par G. Gros, et dont il est fait un emploi très ingénieux par MM. Lumière, et qui a donné à M. Géo Richard l'idée d'une application analogue.
II. Les tirages sur des mixtions colorées de monochromes de chacune des couleurs, monochromes qu'on superpose ensuite. Premières applications en 18G9 : M. Ducos du Hauron, héliochromie tranparente; M. Léon Vidal, mêmes images au charbon sur papier vues par réflexion.
III. Photochromie mixte se composant d'impressions mécaniques pour les couleurs avec application d'une épreuve au charbon à teinte neutre pour le modelé. Procédé Léon Vidal également.
Ceux de la deuxième catégorie, où la lumière n'intervient que pour créer les planches, comprennent :
1. La même photochromie mixte où l'épreuve au charbon est remplacée par un tirage photoglyptique.