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GO CHAPITRE VIII

triage des couleurs, nous avons fait usage des écrans recommandés jusqu'ici, écrans orangé, vert et violet, puis nous avons préparé trois séries de plaques photographiques présentant respectivement un maximum de sensibilité pour les rayons que les écrans laissaient passer. Le tirage et la superposition des monochromes ont été réalisés grâce à l'emploi d'un procédé photographique aux mucilages bichromates, sans transfert, basé sur la remarque suivante : la colle forte soluble à froid, bichromatée, qui ne donne pas d'images photographiques avec leurs demiteintes lorsqu'elle est employée seule, acquiert cette propriété lorsqu'on l'additionne des substances insolubles dans de certaines conditions.

Si l'on ajoute, par exemple,, à une solution de colle forte à 10 pour 100, 5 pour 100 de bichromate d'ammoniaque et 5 pour 100 de bromure d'argent émulsionné, et que l'on étende cette préparation, en couche mince, sur une lame de verre, on obtient une surface sensible que Ton expose à la lumière sous le négatif à reproduire. Lorsque l'exposition est suffisante, on lave la plaque à l'eau froide et l'on a ainsi une image à peine visible, formée par le mucilage insolubilisé, image que l'on peut colorer avec des teintures convenables. On se débarrasse ensuite du bromure d'argent par un dissolvant approprié, l'hyposulfite de soude, par exemple. Ce procédé donne, .avec la plus grande facilité, des épreuves de toutes couleurs avec toutes les gradations de teintes du négatif. Le bromure d'argent peut être remplacé par d'autres précipités insolubles.

Avec un tel procédé, il est facile d'obtenir des- épreuves polychromes, en utilisant le principe de la méthode de . MM. Gros et Ducos du Hauron. On procède à l'obtention successive, sur une même plaque, de trois images monochromes rouge, jaune et bleue, provenant des trois négatifs correspondants, en ayant soin d'isoler chaque image de la précédente par une couche imperméable, de collodion, par exemple. Cette méthode permet, par l'en ploi de teintures plus ou moins concentrées ou par simp

APPLICATION ET PROCÉDÉS. Cl

décoloration à l'eau, de varier l'intensité relative des monochromes; de modifier, au besoin, l'effet des trois premières couches par l'addition d*une quatrième, d'une cinquième et même davantage; elle rend, en outre, le repérage très facile, et assure la possibilité de reporter sur papier l'ensemble de ces impressions. Les premiers spécimens de photographies en couleurs ainsi obtenus, spécimens qui accompagnent cette Note, montrent tout le parti pratique que l'on pourra maintenant tirer d'une méthode depuis si longtemps négligée (*).

Les résultats charmants obtenus par MM. Lumière servent surtout à des polychromies transparentes pour projections.

Plus récemment, M. Géo Richard a montré des épreuves transparentes également, qu'il obtient, dit-il, en substituant des teintures appropriées à l'argent réduit qui forme le pigment colorant. des diapositifs ordinaires. Il transformerait l'argent en une base susceptible de fixer la matière colorante, et, ce mordançage opéré, il donnerait le bain de couleur.

Le procédé n'est que suggéré, il n est pas indiqué, nous en parlons donc pour établir seulement Tanalogie que présente ce moyen de teinture avec ceux qui précèdent. Nous ne voyons pas, d'autre part, l'avantage que présente cette façon d'opérer sur celle de MM. Lumière. En tout cas, c'est là un projet de procédé de tirage et non de

I Comptes rendus des séances de l'Académie des ScienceSy ex, p. 876; 1895.

reproduction des couleurs, ainsi qu naux l'ont publié par erreur,

II. Tirages de monochromes à l\ colorées. — Les premiers essais furent faits par Louis Ducos du ï et nous en avons encore des éprt qu'il appelait alors de VHéliockror.

Les trois images monochromes bleue, développées à la surface de .

étaient superposées et le tout, vu transmise, montrait une polychr la combinaison des trois couleurs.

Trouvant que la transparence n la seule qualité d'images polychro très intéressant aussi de voir pai fîmes des essais en imprimant des supports provisoires les me couleurs composantes et en les t suite les uns sur les autres et les fimes ces essais avec succès et ils f par nous à trois négatifs analytit que M. L. Ducos du Hauron vo confier.

Cela se passait également en 18i

Il fallait, on le voit, compter av colorées dont les couleurs pouvaiei jours convenables et, de plus, fain pour produire chacun des trois

APPLICATION ET PROCRDKS. fij

méthode, reprise tout récemment par

64 CHAPITRE Vin.

charge sur le papier, sous la forme d ger, la couleur dont elle s'est imprég espaces correspondant aux blancs, Di de fraîcheur des résultats.

D'autre part, si habile que soit l'im lographe, il arrive difficilement à un suffisante dans l'encrage ; aussi les p qu'il obtient sonl-elles très irrégulièi rage d'un grand nombre d'épreuves est à peu près impossible.

Il y aurait pourtant un moyen d' Collographie avec un succès plus co en parlerons plus loin en nous occup pressions tramées.

Toutefois ce moyen mécanique peu services dans quelques cas particuUe vient de ne pas le rejeter absolument

M. L, Ducos du Hauron a eu recours ment à sa méthode d'Héliochromie ti à ce procédé de tirage mécanique, chez Quinsac, à Toulouse, où queh impressions de cette sorte ont été en très petit nombre, et présentant tuosités dues au choix des pigments i l'imperfection de la sélection photog enfin à l'impossibilité d'arriver, ave leurs pigmentaires seulement, àdesp' exactement semblables aux originaux -Les reports sur pierres lithograp

>I10CÉDËS.

parées 0(2 Aocpe 1 voile et à l'irrt rienl d'ôtre que; surtout à l'aide 3st ce dont il v uivant, plus spé on d'images à r

de proctïdés d 6s comme consti i n'avons pas à ] i auteurs les tie ;, même en les nous ne pensor cuper un rang i peuvent être si oulcur à la Plioi l'autre peint pai in support à p; la pliotographif vernis; d'autref Sme, pour ainsi lucilages sensi ne bromuréo, permet de dévcl :urs couleurs, n dirigées, pou réables, très pr tituent pas des ;

66 CHAPITRE Vlir. — APPUCATION ET PRC

catîoDS industrielles, au sens exact de i implique l'exécution rapide et à bon ra.

autant d'exactitude que possible, de pol imprimées mécaniquement et propres tion des livres et des publications péri C'est de cette dernière application, di la plus importante à notre avis, que n nous occuper.

-IMPRESSION HÉCANIQUE A L'Ail DE CLICHÉS TRAMÉS.

ilques années on produit de ications de la Photolypograpi née aux impressions polychn très sérieux progrès accomplis 1 divers pays et plus spéciale is d'Amérique, nous font un d ; particulièrement sur cette mé s industriels désireux de pro i bon marché.

ts obtenus déjà sont assez eue u'on cherche à les imiter sinor

as pas à reprendre ici l'enseml:

lis la formation des clichés jusi iges polychromes, mais nous ii ment où, l'analyse photograp] reconnue bonne, il y a lieu d'e iches de Phototypogravure.

Pour cela faire, on tire de chacun des monochromes négatifs une bonne épreuve positive sur papier mat, non virée; chacun de ces positifs reçoit, s'il y a lieu, telle retouche au pinceau que l'on croit nécessaire pour améliorer le rendu définitif.

Mais, étant donné qu'il convient de réaliser trois positifs de dimensions absolument identiques, en vue du repérage ultérieur, nous conseillons de collodionner le dos des papiers sensibles sur lesquels ils seront imprimés, et préalablement à l'insolation, avec du collodion normal assez épais, soit à 2 pour 100 de pyroxyline. On collodionne deux fois en contrariant la deuxième fois le sens d'écoulement de la première. On laisse bien sécher et on insole. Le papier ainsi bridé par le collodion inextensible qui est au dos ne se distend pas, et les trois images seront, après les opérations des tirage, fixage et lavage, absolument identiques quant à leurs dimensions.

Une fois retouchées, elles sont tendues sur une même planchette à l'aide de bandelettes de papier qui en maintiennent les bords. Sur cette planchette on les dispose l'une à côté de l'autre, se touchant presque.

La planchette ainsi garnie est placée sur un chevalet bien verticalement, puis l'appareil photographique est monté avec la crémaillère du piei jusqu'à ce que Taxe de l'objectif corresponde ave

mur-

lUPHESSION A l'aide de CLICHÉS TBAMJ

l'axe de l'image supérieure; on reprodu

image, puis on descend l'appareil jusqu'à la deuxième image, celle du milieu, pren la plaque dépolie, la place de la premit exactement, et enfin, après reproduction, de môme à l'égard de la troisième.

Les images, déjà égales entre elles, n perdre rien de cette identilé, puisque l'ap] toujours conservé la même place par ra chacune d'elles séparément.

On pourrait prendre un moyen analogii inverse en laissant l'appareil immobile et primant le mouvement de déplacement né( à l'objet porté sur un chevalet ou sur i susceptible de se mouvoir de bas en hau haut en bas, avec un mouvement de crcm

On peut encore, et c'est plus sûr quand de dimensions normales, tirer par cont diapositifs et les reproduire ensuite par 1 transmise. Les épreuves sur verre ne ] changer de dimension et, au point de vue c rage, ce moyen est le plus absolument i pourvu, bien entendu, que l'objectif lui-mê toujours dans une situation identique par à chacun des monochromes.

Bref, c'est à l'idée d'ensemble qu'il faut cher sans vouloir suivre à la lettre toile iniî

Il n'a rien d'absolu et qui nous permcl

icnt d'expliquer comment peut être atl

fO CHAPITRE 12.

)ut, soit l'identité des dimensions respe rois monochromes.

La reproduction des monochromes ravera des réseaux. Un réseau simple, !

l'une seule ligne, suffit pour les trc ;hrome8 si l'on dispose d'un châssis sp^ éseau puisse accomplir un mouvemen ion sur lui-même de 180°.

La première image est obtenue, le rés i environ 2""° de distance de la plaqui tu coUodion sec ou humide, et dans un^ elle qu'on puisse, lors de l'épreuve suiv; farier cette place pour que la ligne dépla ivec sa première position un angle de fi

On fait poser de nouveau, l'appareil lescendu plus bas, ainsi qu'il a été dil louveau mouvement de rotation est in 'éseau dont la ligne est amenée à form in angle de 60° avec sa deuxième poslti

Quand on dispose, d'un grand réseau m plaçant les positifs de telle façon ignés médianes forment entre elles ui iquilatéral, obtenir l'impression négatii nême plaque et d'un seul coup. Cette lous a suggérée M. Geissler, l'habile pha les Châtelles, ne peut s'appliquer év ju'à de petits sujets.

Les trois négatifs sont donc tramés, paiement, puisque, ces négatifs étant s

ie superposent l'autre sur un

;s indications, gme elliptique i ; il faut geule-

lirigée, chaque seau.

s diaphragmes 1 inclinée à 60' is le sens.de la lurnant, iient peut-être mais, jusqu'à li que le coUoles blancs, des node mieux du ■aveura sérieux

n'hésitent pas à lui accorder la préférence sur les translucidités, toujours un peu troubles, même les plus claires, des couches de gélatine.

Au lieu du coUodion humide, dont l'emploi n'est pas agréable, on peut recourir à un procédé de coUodion sec, collodion émulsionné ou collodion sec au tanin. Ces méthodes et formules sont indiquées dans des Traités spéciaux, nous sortirions de notre cadre en nous en occupant ici.

Au lieu de trois réseaux formés d'une simple ligne dont la position seule varie, on peut faire usage de deux réseaux formés de la même ligne, mais se coupant à angle droit : un des sens, à gauche, par exemple, étant réservé au jaune et l'autre, à droite, étant pour le rouge.

Le bleu serait formé par un monochrome graine ou à points; de cette façon, aucune superposition dangereuse ne peut avoir lieu et le résultat est très bon aussi.

Au lieu d'employer une ligne simple, on peut, faire usage d'une ligne double se coupant à angle droit.

On en use pour une des couleurs, les lignes étant verticales et horizontales; pour l'autce, on fait tourner le réseau à 45°, et l'on a un réseau oblique coupant le premier, mais ne s'y superposant pas. Enfin, un réseau à points peut compléter le système.

Le plus grand nombre des sujets polychron.

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