EXÉCUTION DES CLICHÉS ANALYTIQUES
soit de la marque jaune; on risque moins ainsi d'avoir des effets dans les parties du cliché corres- I)ondant aux jaunes et rouges de l'original, par suite de la lumière blanche réfléchie par ces surfaces colorées; le voile est moins à craindre et les radiations bleues sont bien obtenues à Texclusioh des jaunes et des rouges, ainsi que le montre nettement la fig. 1, où le jaune et le rouge ont, au négatif, donné du blanc à peu près pur.
- La durée de la pose doit être réglée sur la venue seule des blancs et des bleus sans laisser le temps aux radiations réfléchies, provenant d'autres points de la surface, de venir impressionner la plaque.
Avec le sensitométre de Warnercke on se rend compte aisément de la sensibilité relative des diverses marques. Ainsi, pour savoir quelle différence présentaient les marques bleue et jaune Lumière, nous avons fait un essai sensitométrique qui nous a conduit à considérer la marque jaune comme étant seize fois moins sensible que la bleue.
Il y a donc à tenir compte de cette différence. Le développement ne devra pas être poussé au-delà de la venue des blancs et des bleus.
Nous entendons par bleus non seulement le bleu pur, mais encore le bleu mélangé avec d'autres
uleurs : du mauve, du violet sont des bleus con-
lant une part de rouge ; le violet pourpre, où la
part de rouge est assez considérable, impres: moins que le violet clair où la pai't du bli mine.
La Photographie, à ce point de vue, sait voir que nos yeux et, si l'opération est bie: duite, elle donne des résultats dans lesqu' rapports avec les tons bleus de l'original soi conservés.
U n'y a pas à indiquer de formule spécial le développement, sauf dans le cas particul diqué plus loin, et la seule précaution à p:
c'est de recourir à un révélateur donnant dur que trop de douceur et surtout ne po pas au voile, ce qui peut avoir pour effet de tous les tons destinés à se combiner avec di
Monochrome des radiations jaunes et ver Noua admettons qu'il est fait usage, pou.
opération, d'un appareil courant dans leqi trois poses auront lieu successivement; Noui rions dire les trois poses et un plus grand n si c'est nécessaire.
Nous aurons à expliquer le pourquoi nombre de clichés supérieur à trois.
Si l'on se sert de plusieurs châssis, l'un nant la plaque ordinaire, l'autre la plaque se aujaune, le troisième la plaque sensible au il conviendra de faire à l'extérieur une n très visible indiquant la nature de la plaqu
EXÉCUTION DBB CLIGHÊB ANALYTIQL'ES.
tenae, par exemple B pour le bleu et J et R les jaune et rouge.
Quand on travaille dans un atelier, mieux pour plus de précision dans le repérage, ne usage que d'un seul et même châssis qu< charge, au fur et à mesure du travail, avt plaques de la sensibilité voulue.
On est plus certain, en agissant ainsi, de n pas de différence dans les dimensions des im
Seulement, si l'on emploie des écrans a placés en avant et tout contre la plaque sen il y aura lieu de tenir compte, lors de l'impre des radiations bleues, de la dilféreucc occasic par l'absence de tout écran, en posant, s plat de la rainure intérieure, des épaisscu bristol égales à celles des écrans colorés.
Cette précaution serait inutile si l'on dis[ d'un châssis pouvant recevoir, entre le volei plaque sensible, un cadre porteur de l'écran ci
Cette combinaison est la meilleure, c'est celle qiie nous conseillons.
On pourrait évidemment placer les écrani leurs. qu'immédiatement en avant de la p sensible, mais cette disposition, qui peut con à la Photographie simplement orthochromal n'est pas bonne pour la Photographie des coul attendu que la distance focale se trouve mo
'ivant la nature, ou mieux la couleur de l'é
Vvec un dispositif tel que le châssis ini
ci-dessus, oq peut recourir à des cuves rem] de liquides colorés.
Ces sortes de filtres de lumière sont eocort meilleurs, parce que l'oQ est tien plus cer d'arriver à couper les bleus et à laisser passeï jaune et rouge dans le rapport voulu.
Pour des travaux de précision, il ne faut pa borner à user toujours des mêmes milieus colo quelle que soit la nature de la polychroiâie piée, el l'on doit, soit avec des écrans solides dues, et mieux encore, avec des cuves à liqu plus ou moins colorés, déterminer la produc d'une analyse aussi complète que possible.
Les fig. 2 et. $ montrent les épreuves foùn sur deux plaquesd'une égale sensibilité a'u.jai; mais l'une d'elles, la fig. 2, a été reproduite à vers un écran jaune bien moins intense que c qui a servi pour la, yîff. 6.
Les résultats sont absolument différents, eti se comprend.
Avec un écran jaune de faible intensité, bleus passent davantage; ils sont moins couj pour nous servir de l'expression habituelle.
■ Avec un écran plus riche en jaune, on arrii couper les bleus dans un rapport bien plus ace tué, ainsi que le montre la fig. 6.
L'examen comparé des deux négatifs fig. 2 t montrerait peut-être mieux, d'une façon plus recte au moins, l'effet obtenu.
mON DES CI.ICHÊ3 ANALYTIQUES. ?9
ent, si, entre les deux écrans qui ont
;tiveineiit aux épreuves /îgi. 2 et 6, on
établissait une échelle graduée d'écrans de plus en
Fig. (
plus jaunes, on passerait par des rendus différents
dans lesquels les bleus seraient de plus en plus
coupés.
Ce que. nous disons à ce propos s'étendant i
;raiirouge dont il va être question plus loin, nous
' reviendrons pas ; les effets étant, en ce dernier
■ywiW ^1
BO
cas, absolument symétriques; nous nous contenterons de rappeler en deux mots ce qui vient d'être indiqué plus longuement.
Il reste maintenant à savoir quelle est exactement la nature de la sensibilité de la plaque que Ton destine à la reproduction des jaunes et des verts.
On dit souvent que les plaques sensibles orthochromatiques douées de la sensibilité aux radiations jaunes sont également sensibles aux radiations vertes.
Ce peut être une erreur, erreur qui devient sérieuse lorsqu'il y a plus à attendre de la Photographie que le simple rendu des valeurs relatives.
En pleine nature, quand on reproduit un paysage où abondent les verdures, le vert vient toujours mieux sur une plaque orthochromatique que sur une plaque ordinaire, parce que la sensibilité au jaune s'étend au vert des feuillages où domine le vert jaune plutôt que le vert bleu. Là où le vert bleu domine, on arrive à conserver l'effet voulu grâce à un écran coloré de faible intensité; d'ailleurs, les jaunes eux-mêmes n'ont pas à devenir blancs, mais ils doivent être représentés par une tonalité qui rappelle la valeur du jaune par rapport aux autres couleurs.
Quand, au contraire, il s'agit de la sélection des couleurs, le desideratum est tout autre.
On doit avoir le jaune noir dans le néga ', comme l'est le blanc lui-même. Tl faut en mi e
K DSS CLICHfiS ANALTTIQ
, dans une certaine mesi lure absolument celle i ! trouvaient décompos rt de leur effet lût imp t fournir le monochror i Berait dans le cliché le, on aurait les verts on de ces deux couleur :'est bien le cas de noti le l'original n'est pas ifflsaole dans le cliché 'est pourquoi, au posi tonalité sombre ëviden iu rouge, mais trop f en rouge |ce cliché élu monochrome du rouge feuillages.
li nous avons cru ni';c ain, retouche facile en it altérer l'intégrité du éparations orthochron plus ou moins seiisibl de voir dans un Mani:
ublié à Milan par M. le tau contenant un spC' rs et, en regard, une si ur ce spectre avec des 3rt, de Munich (avec de ;t de Cappelli, de Milan
Parmi ces divers résultats, nous avons remarqué que les plaques d* Albert et celles de Gappelli donnaient dans le vert un effet très marqué.
Nous citons cet exemple, entre autres, pour qu'on sache bien que la sensibilité à telle ou telle couleur n'est pas absolument limitée et qu'on peut bien, en étudiant des plaques diversement sensibilisées et en les employant avec des filtres de lumière convenablement choisis, arriver à serrer d'assez près la sélection pour que les résultats soient très satisfaisants.
L'emploi du spectroscope seul, bien que consti» tuant un guide pour le choix des écrans colorés, ne suffit pas, attendu que les radiations absorbées par certains milieux, lors de l'examen au spectroscope, n'en impressionnent pas moins les plaques sensibles.
Nous avons déjà parlé des écrans violets, teints avec du violet de méthyle, qui, vus dans le spectroscope, semblent retenir absolument les radiations j aunes ; il en est de même pour certains écrans rouges qui semblent retenir aussi tout le jaune du spectre, alors que la plaque sensible se trouve impressionnée par le jaune avec une intensité égale à celle de l'action du rouge.
Nous le répétons, il y a des radiations jaunes qui sont invisibles pour nous et qui n'en produisent pas moins des effets chimiques intenses sur les plaques sensibles en dépit de l'écran interposé. .
t osa CLICHÉS ANALVTIO
, ainsi que nous l'avo mandé, doit être placé en avant de sensible, soit en contact avec elle, soi ■distance. II est facile de le faire soi-mi arrive très aisément en prenant une p sible de la dimension voulue, esempte dana le verre, que l'on débromure par i au bain d'hyposulfite. On lave ensuite c( à fond, on la fait sécher et on l'immerg solution aqueuse, au degré de saturatii soit d'aurantia, soit de chrysoïdine, so autre matière colorante jaune soluble (
On peut, par un essai préalable, ( l'intensité de la coloration désirée. En ; est bon d'avoir au moins trois intensité) que l'on peut employer suivant les cas.
On ne doit pas oublier que l'intensité jaune ne doit pas être telle que les bli entièrement coupés ; si ce résultat était .
n'aurait absolument que les jaunes, ce c rait un effet faux, lors de la supei-po , couleurs au tirage.
La partie bleue viendrait à l'égal du r le monochrome du rouge, et comme c'es des radiations rouges qui doit donner chrome du bleu, c'est dans ce cliché qi être coupés les bleus (fig. 3), Ce positif t '" rendu, tout ce qui est plus ou moins ■t être bleu.
Il importe donc que le monochrome du i ne ressemble pas à la fig. 6, ce qui vicierait lument le résultat.
L'écran de faible intensité est ici le meî puisqu'il donne l'image fig. 2 qiii, sauf po vert, est bien dans le ton.
Monochrome des radiations rouges. — Pour
ne s'y trompe, nous croyons nécessaire de
remarquer que ce titre n'indique pas que l'o
la sorte le monochrome qui, lors de l'imprei
1 ne s'agit ici q
s radiations n
^e pigmentaire,
reuve des radi
le, et celle des
pour ce moQoch 1 de plaques sei milieu coloré ïue possible les me et le roug€
Dns en garde ne umière rouge c toire noir. Les p ■aient, sans se voiler, ère. Il convient donc, nent des châssis avec
L'examen de l'écran au spectroscope, ou même' la seule comparaison sur une image bleue servant h cet usage détermine la nature absorbante de l'écran.
II faut que les bleus paraissent noirs.
On doit ne pas oublier que telle est l'image vue à travers l'écran et tel sera le négatif fourni par la chambre noire en y employant le même écran,.
Avec un jeu de trois écrans gradués, analogue à celui qui a été indiqué pour le jaune, on se trouvera suffisamment bien monté pour faire face à tous les besoins courants.
Pour des travaux exigeant une précision serrée de plus près, le mieux serait d'employer les cuvesécrans, ce qui permettrait de faire varier la saturation des couleurs dans une proportion connue et plus continue.
Il peut se faire que, pour un travail spécial, il faille tomber juste à un degré déterminé d'absorption des bleus et tel que les écrans habituels n'y conduisent pas. Il faudra alors ou modifier les écrans eux-mêmes, à peu près dans le sens indiqué, ou, ce qui est bien préférable, recourir à un liquide colpré dont on augmentera ou diminuera la coloration juste au point voulu.
La durée de la pose varie avec l'intensité des écrans colorés ; il est donc indispensable de régler cette durée pour une sensibilité de plaque pr. pour unité. Evidemment, avec des écrans d'