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DÉVELOPPEMENT DE L'IMAGE

§31 . — Je préfère à tous les autres réactifs le protosulfate de fer pour cette opération ; j'en ai signalé les effets rapides sur le collodion dès Tannée 1850, et depuis ce moment je n'ai rien trouvé qui puisse lui être substitué d'une manière avantageuse.

L'image qu'il fournit est plus harmonieuse et mieux fouillée dans les demi-teintes que celle obtenue avec l'acide pyrogallique.

Cependant ce dernier pourrait être employé heureusement lorsque l'objet à faire paraître aurait été éclairé d'une manière trop uniforme, parce qu'il donne généralement des contrastes beaucoup plus grands entre les parties éclairées et les ombres, ce qui fait qu'il est d'un emploi inférieur pour un objet bien éclairé.

Le bain de proto-sulfate de fer offre en outre la commodité de pouvoir servir à un grand nombre

d'épreuves, tandis que celui d'acide pyrogallique ne

Vous préparerez le bain de proto-sulfate de fer de la manière suivante :

Si on n'ajoutait pas d'acide sulfurique, ce bain pourrait perdre sa qualité abductrice de l'image, le proto-sulfate en contact avec l'eau et l'air abandonnant rapidement du sulfate de peroxyde de fer qui colore la solution en jaune et neutralise TefFet réducteur du proto-suifate. L'addition de l'acide sulfurique a donc pour but de désoxyder le persulfate qui s'est formé dans la solution, et de le convertir en proto-sulfate.

Quand vous voulez faire apparaître une épreuve, versez de cette solution filtrée dans une cuvette de porcelaine , et plongez-y l'épreuve d'un seul coup, le côté de la couche en dessus ; l'image apparaîtra en trois ou quatre secondes , et sera parfaite dans toutes ses parties.

Si elle se trouvait d'un ton gris général , ce serait une preuve que l'exposition à la chambre noire aurait été trop prolongée; si, au contraire, les parties éclairées du modèle seules venaient noires, ce serait une preuve contraire.

peut servir que pour une seule.

Eau distillée. . .

Proto-sulfate de fer Acide sulfurique. .

Acide acétique . . .

500 gramm.

^ 0 gouttes.

10 gramm.

Une épreuve qui présenterait une teinte trop légère et uniforme pourrait être ramenée à des tons plus accentués et vigoureux en la plongeant au sortir de ce bain dans un autre d'acide gallique contenant quelques gouttes d'acéto-azotate d'argent.

§ 32. — Si on préférait développer l'image à Tacide pyrogallique , voici comment il faudrait en composer le bain :

Eau distillée 200 gramm.

Acide pyrogallique 1 —

Acide acétique 20 —

Quand l'image est développée dans ce bain , elle est peu accentuée ; on la rend parfaite en la plongeant dans un bain d'azotate d'argent contenant i gramm. d'azotate d'argent pour 100 gramm. d'eau distillée.

Avec l'acide pyrogallique l'image se développe en versant la solution sur l'épreuve, ce qui demande beaucoup plus d'habileté pour amener une épreuve égale dans sa venue et sans tache qu'avec le protosulfate de fer, qui permet d'employer des bains abondants, où le contact est instantané dans toutes les parties de l'épreuve à la fois.

FIXAGE DE L'ÉPREUVE.

§ 33. — Pour opérer ce fixage, je fais dans un flacon une solution de sulfate de peroxyde de fer, produit que l'on obtient très-facilement, comme je l'indiquerai au § 87.

2 gramm. de sulfate de peroxyde pour un litre d'eau d'eau suffisent.

On lave d'abord Tépreuve , puis on la couvre de cette solution ; on l'y laisse environ quarante secondes, puis on la lave de nouveau sous le robinet d'une fontaine en interposant la main entre le filet d'eau et l'épreuve, de manière à ne pas déchirer la couche de collodion.

On verse ensuite dessus quelques gouttes d'eau distillée, puis on laisse sécher dans une position verticale.

Il est bon de terminer l'assèchement complet de la couche de collodion devant le feu avant d'en

tirer des épreuves positives ; elle acquiert ainsi une plus grande adhérence au verre et devient plus indestructible.

En cet état l'opération est terminée, et il ne reste plus qu'à en tirer des épreuves positives par les procédés ordinaires (voyez § 18).

On pourrait encore fixer l'image en versant dessus une solution saturée d'hyposulfate de soude; mais ce dernier moyen a l'inconvénient de retirer beaucoup de la solidité de la couche de collodion; cependant, dans le cas où l'épreuve négative serait très-vigoureuse, ce dernier mode de fixage doit être préféré parce qu'il donne plus de transparence à l'épreuve.

Le persulfate de fer, laissant à l'épreuve la teinte jaune opaque , convient mieux , au contraire , pour une épreuve faible. On augmente ainsi sa force , et l'épreuve positive qu'elle fournit est supérieure à celle qu'on obtiendrait avec le fixage à l'hyposulfite de soude.

Une solution de 50 grammes de bromure de potassium par litre d'eau distillée, donne aussi un excellent fixage pour une épreuve faible.

Il suffit d'en couvrir l'épreuve pendant cinq minutes, et de laver ensuite à l'eau distillée.

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