BROMURES
Bien qu'il n'y ait pas de règle absolue dans l'emploi de tel ou tel bromure, il est néanmoins important de faire un ehoix raisonné.
On a dit, sans pouvoir le démontrer autrement que par des expériences, que les sels haloïdes avaient une influence sur la couche sensible.
Il y a deux sortes d'actions : l'une qui se porte directement sur le pyroxyle. On sait, en effet, que les iodures ou bromures alcalins donnent plus de fluidité au collodion, tandis que les iodures ou bromures à base métallique ont une tendance à le rendre mucilagineux : tel est l'effet produit par les sels de cadmium.
La seconde action a une influence plus directe sur la sensibilité : elle se fait sentir au moment même de la double décomposition et se traduit sans doute par une agrégation moléculaire différente pour chaque bromure ou iodure employé. De même, le nitrate correspondant et laissé libre dans la transformation intervient et exerce une influence sur le sel sensible.
Ainsi, pour citer un exemple, avec le bromure d'urane, il est certain que le nitrate d'urane, provenant de la double décomposition du bromure et du nitrate d'argent, a, par sa présence, une action importante sur le bromure d'argent.
Le collodion préparé au bromure d'urane donne, avec les glaces au bain, une sensibilité qu'on obtiendrait difficilement avec d'autres bromures.
Dans les émulsions, le bromure d'urane ne nous a pas présenté les mêmes avantages, et, surtout à cause de la difficulté de sa préparation, nous avons dû adopter les bromures suivants :
Bromure de zinc ;
Bromure double de cadmium et d'ammonium.