‹ Photographie rationnelle. Traité complet théorique et pratique. Applications diverses. Précédé de l'histoire de la photographie et suivi d'éléments de chimie appliquée à cet artChapitre 26 sur 83 · PROCÉDÉ TAUPENOT · texte numérisé non relu

PROCÉDÉ TAUPENOT

temps, et aura, sur toutes les autres, l'avantage d'être très-impressionnable à la lumière, tout en conservant la plupart des propriétés du collodion humide.

Le procédé Taupenot a l'avantage sur le procédé hydromélite, de ne pas retenir les poussières, seule cause de quelques insuccès lorsque l'on fait subir un transport aux glaces, quelque court qu'il puisse être.

Pour faire venir l'image, il suffit de mouiller la glace avec de l'eau avant de la soumettre aux agents révélateurs, soit qu'on fasse agir l'acide gallique, ou le pyrogallique.

L'acide gallique doit être employé à raison de 4 p. 0/0. — Cette solution doit être faite d'avance ; quelques centigrammes de cettè solution, mêlés à quelques gouttes de solution d'argent, suffiront au développement complet de l'image. Si vous préférez le pyrogallique, procédez comme avec le collodion ordinaire; seulement, ajoutez quelques gouttes de la solution faible d'azotate d'argent.

Procédé au tannin

Ce procédé est le même que celui à Phydromélile, sauf la substance, qui est changée. La solution de tannin doit être répandue, à deux ou trois reprises, sur la

glace préalablement lavée, puis enfermée avec soin, à l'abri de toute lumière.

Le développement n'a rien de particulier. On procède comme pour le procédé Taupenot.

Lorsque les glaces sont prêtes et sèches, on vernit, avec un pinceau fin, les épaisseurs, et même cinq millimètres en retour sur la couche, pour qu'elle puisse mieux résister aux diflerents lavages auxquels elle sera soumise, C'est une précaution essentielle lorsqu'il est fait emploi de collodion sensible conservé. Pour les numéros 2 et 3, il n'est pas nécessaire de faire sécher les glaces à la chaleur artificielle, il suffit d'avoir soin qu'elles ne restent pas longtemps humides.

Nous terminerons l'exposé des procédés dits collodion sec, par le procédé primitif, celui que. le premier, nous avons employé et décrit, et qui ne nous avait donné d'abord que d'assez médiocres résultats. Il dilîère peu du procédé ordinaire du collodion humide; on pourrait même, à la rigueur, l'employer tout à fait de la même manière. Il vaut mieux, cependant, ajouter au bain quelques ce. d'acide acétique, 5 p. O/O à peu près; laver avec soin la glace iodurée au sortir du bain d'argent, et terminer ce lavage par un rinçage à grande eau, puis laisser sécher dans une obscurité absolue. Le moyen à employer pour faire apparaître l'image

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