‹ Photographie rationnelle. Traité complet théorique et pratique. Applications diverses. Précédé de l'histoire de la photographie et suivi d'éléments de chimie appliquée à cet artChapitre 53 sur 83 · ET DES FONDS · texte numérisé non relu

ET DES FONDS

ornent les expositions des photographes. L'opérateur purement industriel doit être enchanté de ce goût étrange, ou plutôt de cette absence de goût, car rien n'est plus facile que de faire un fond blanc, c'est-à-dire de ne pas faire de fond. Les opérations se trouvent ainsi simplifiées. (1)

En effet, si malpropre que puisse être la glace, si grande que soit la négligence de l'opérateur, il suffit que l'espace couvert par la silhouette du portrait, soit à peu près sans tache, pour que l'œuvre semble passable et puisse être livrée.

Il est absolument impossible d'obtenir sur un fond blanc le relief qu'on peut espérer sur un fond de couleur, car si, pour arriver quand même à ce résultat, on donne plus de vigueur au dessin, ce dessin est tellement grossier qu'il faut absolument le nettoyer, terme consacré, qui exprime l'opération du retoucheur, pour, à Faide du pinceau, pointiller ce dessin et rendre les ombres plus estompées. Ce genre de retouche a, malgré tout, le défaut d'aplatir, de bouffir, d'enlever ainsi tout le charme d'une belle photographie.

Cependant, comme un portrait, qui ne laisse rien à

(1) Nous écrivions ces lignes en 1861 ; depuis, on est revenu un peu aux fonds de couleur.

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