‹ Photographie rationnelle. Traité complet théorique et pratique. Applications diverses. Précédé de l'histoire de la photographie et suivi d'éléments de chimie appliquée à cet artChapitre 63 sur 83 · Troisième partie · texte numérisé non relu

Troisième partie

Les chimistes diviseo* les corps en corps simples et en corps composés. Les corps composés sont ceu* dont un peut extraire plusieurs substances, différant entre elks par leurs propriétés et différant aussi de la sub* stance primitive.

Tel est le chlorure de sodium (sel de cuisine) (corps composé), qui peut être décomposé en chlore et en sodium (corps simples), tandis que le chlore et le sodium m peuvent être séparés en d'autres principes.

Les corp6 se présentent à nous sous trois étals différents : Y état solide, Y état liquide et Y état yazew;

presque tous peuvent être obtenus sous ces trois états. L'eau, par exemple, qui est liquide (eau) à la température ordinaire, se réduit à l'état solide (glace) par les grands froids, pendant qu'à une haute température elle passe à l'état de gaz (vapeur).

On distingue, parmi les corps composés, des acides, des bases et des sels.

On comprend, sous la dénomination générale d acides, les corps qui rougissent la teinture bleue de tournesol, ou qui se combinent avec d'autres corps de nature basique bien constatée.

On appelle bases, les corps qui ramènent au bleu le tournesol rougi, ou qui peuvent se combiner avec des acides.

Les sels résultent de la combinaison des acides avec des bases.

Des sels peuvent aussi prendre naissance lors de la combinaison de deux corps simples. L'or et le chlore produisent, en se combinant, du chlorure d'or (sel).

Deux ou plusieurs corps réunis ensemble, mais gardant chacun ses propriétés primitives, constituent un mélange.

Les corps, dont la réunion détruit, altère ou change les propriétés, constituent, en s'associant, de véritables combinaisons.

APPLIQUÉE A LA PHOTOGRAPHIE m

On peut considérer principalement comme bases salifiablcs tous les alcalis, les terres, les oxydes, etc.

V acide hyposulfureux, combiné avec la soude (base), donnera naissance à Thyposulfite de soude (sel).

Lorsque deux sels se combinent entre eux et forment des composés plus complexes, l'on donne à ces composés le nom de sels doubles.

Ainsi, le chlorure d'or combiné avec l'hyposulfite de soude, pour former la solution employée au fixage des épreuves sur doublé d'argent, peut prendre le nom de sel double d'or et de soude.

Les dissolvants employés en photographie sont principalement Veau, l'alcool, Yéther. Ces dissolvants ont plus ou moins d'action sur les corps, et ils n'exercent pas tous une action identique sur la même substance. Leur activité dépend beaucoup de leur degré de température. Certains sels sont insolubles dans Péther ou l'alcool anhydre, tandis que l'eau en dissout une proportion considérable : tel est l'iodure de potassium.

L iode, au contraire, fort peu soluble dans l'eau, se dissout parfaitement dans l'alcool.

Un liquide anhydre ou absolu, est celui qui ne contient pas d'eau : celui qui en contient, mais en petite quantité (unseuléquivalent), est dit morwhydraté - } enfin, on donne le nom de hydraté à un corps qui contient

beaucoup d'eau. On appelle anhydre la chaux vive, tandis que le lait de chaux et la chaux éteinte, prennent le nom de chaux hydratée.

Les expressions : alcool à 32°, à 36°, à 40°, etc.* indiquent diverses espèces d'alcool hydraté, étudiées à l'aide du pèse-liqueur de Cartier, dont le O 0 correspond à l'eau pure, et le 44o à l'alcool absolu.

On dit qu'un sel est hygrométrique, lorsqu'il s'empare facilement de l'humidité de l'air : tel est le chlorure de sodium. Le chlorure d'or est un sel déliquescent par excellence, car il ne peut être exposé ati contact de l'air humide, sans qu'il absorbe assez d'eau pour se transformer en liquide.

Le mot efflorescent est diamétralement opposé au mot déliquescent, et sert à désigner un sel dont les cristaux, exposés à l'air, perdent de l'eah au lieu d'en prendre, de telle sorte qu'au bout d'Un certain temps, Us se divisent et tombent en poussière.

Une dissolution est dite aqueuse, alcoolique, étbérée, suivant la nature du corps liquide employé pour l'obtenir.

Un liquide est concentré, lorsqu'il contient «ne

grande quantité de sel.

ïl est saturé, lorsqu'il ne peut plus dissoudre de ce même sel, et qu'il en reste un léger dépôt au fohd du vase.

Nous avons dit que les dissolvants avaient m pou-

voir plus ou moins énergique sur certains corps; il en résulte que tous ne dissolvent pas les mêmes quantités de ces corps. Nous devons ajouter que, pour changer un liquide en saturation complète, il faut un certain temps* qui varie suivant la température et l'énergie du corps dissolvant.

La dissolution, la saturation et la concentration des corps sont presque, dans tous les cas* nécessaires pour obtenir la cristallisation.

Lorsqu'un corps passe lentement de l'état liquide ou gazeux à l'état solide, il estsouvent susceptible de prendre des formes régulières qui reçoivent le nom de cristaux.

Les mots dissolution, solution désignent l'état d'un eGrp88olideienuàrètatliquideaumoyend'undt«^«awf.

Décanter, c'est Faction de séparer un liquide du dépôt formé au fond du vase, en versant le liquide avec précaution, ou en le soutirant au moyen d'une pipette. Ge petit instrument est surtout indispensable pour puiser le chlorure d'or destiné au fixage des plaques daguerriennes, et le ôéparer ainsi d'un léger dépôt pulvérulent qui ne manquerait pas de piquer les épreuves. On ne peut filtrer cette solution, ainsi que bien d'autres, qui laisseraient leur sel dans le filtre. Dans bien des cas, au contraire, il vaut beaucoup mieux filtrer. Le collodion doit être filtré avec soin.

m ÉLÉMENTS DE CHIMIE

Il faut que le filtre soit pointu et entièrement enfoncé dans l'entonnoir. On doit le faire avec du papier blanc sans colle, ou du papier de Pratt.

On appelle précipité la matière insoluble qui tombe au fond du vase dans lequel on fait réagir, Tune sur l'autre, des matières en dissolution. Le chlorure de sodium précipite une solution d'argent et donne naissance à du chlorure d'argent.

La réduction métallique est le passage des combinaisons métalliques à l'état de métaux par voie de décomposition.

Le mot décomposition indique l'action par laquelle un composé est réduit en ses éléments.

Le chlorure d'argent, exposé à la lumière, se décompose; le chlore s'en va, Y argent reste sous la forme d'une poudre métallique noirâtre.

Nous voyons par là que la lumière peut décomposer certains corps. La photographie n'a d'autre base que cette propriété des rayons lumineux.

Les oxydes d'argent et d'or, frappés par la lumière, abandonnent l'oxygène ; il en est de même de la plupart des sels de ces deux métaux, qui se réduisent en présence de l'agent lumineux.

Laréductiondescomposésd'oretd'argentmarchebien plus vite en présence de l'eau et des matières organiques.

Nous nous sommes contenté de donner sommairement la définition de quelques termes de chimie pratique ; nous allons continuer maintenant par un examen rapide des substances employées en photographie : il est impossible, il serait même inutile d'aborder ici cette étude d'une façon complète; elle exigerait des développements incompatibles avec les bornes d'un traité élémentaire.

Dans tout ce qui va suivre, nous nous sommes borné à décrire quelques propriétés spécifiques des substances employées en photographie, sans nous imposer d'autre règle que celle d'initier l'opérateur aux préparations nécessaires k son art, et de lui rendre faciles les manipulations auxquelles nous avons dû et nous devons toujours des succès certains et non interrompus.

Pour éviter une rédaction trop savante, nous nous sommes souvent répété ; l'habitude de professer nous a fait apprécier tous les avantages de ce mode d'exposition : un élève ne se fâchera jamais d'une redite.

Acétate de tonde crittallUé

L'acétate de soude est un sel d'une saveur amère et piquante, qui cristallise en longs primes striés. Il est inaltérable à l'air. L'eau n'en dissout que le tiers de son poids. On l'emploie à la préparation de l'acide acé-

m ÉLÉMENTS DE ÇH1M1B

tique) pflrmi la majorité des acétates qui peuvent probablement être employés en photographie, nous ne oite? rops que eelui que nous employons depuis longtemps avec succès, en combinaison avec le perchlorure d'or, comme virage, indiqué par M. l'abbé Laborde, et> qui mérite, à ce double titre, une mention particulière» L'acétate de soude est souvent mélangé d'impuretés qui le rendent peu propre aux préparations photographiques; il est urgent d'employer ce sel préalablement purifié par des cristallisations successjves 1 et parfaitement pur.

Acide aeétiqve cristallisabte

Vinaigre radical

L'acide acétique est doué d'une odeur acide spéciale, forte et piquante, mais qui n'est pas désagréable; sa saveur est acre et brûlante; il est toujours combiné avec l'eau; l'acide anhydre s'obtient avec beaucoup de difficulté. Selon Berzélius, l'acide acétique le plus concentré, se compose de 85,11 d'acide et ae 14,89 d'eau ; mais celte faible quantitéd'eau ne nuit en rien à son action.

L'acide acétique est cristallisable à -f 16°; il entre en fusion à cette température. Sa vapeur prend feu au contact de la flainme. Étendu de huit fois son

poids d'eau, il peut remplacer le vinaigre employé à no§ usages culinaires.

Le vinaigre n'est qu'une dissolution étendue d'acide acétique, qui contient en outre les principes non fermentescibles des liqueurs atcooliques qui lui ont donné naissance. Si l'on se propose d'en retirer de l'acide acétique pur, il faut avoir recours à la formation préalable d'acétates, et à la décomposition de ces sels par l'acide sulfurique, etc., etc. On le prépare le plus or* dinairement avec l'acide pyroligneux (vinaigre de bois), et on l'amène à un grand degré de concentration par le refroidissement et les cristallisations successives.

On acidulé avec cet acide, la solution de pyrogallique lorsqu'elle est employée comme agent révélateur.

Acides

En chimie, on comprend, sous cette dénomination générale, des corps qui ont la propriété de se combiner avec un autre corps jouant le rôle de base pour former un se! .

On donne encore pour caractères généraux des acides, leur saveur particulière plus ou moins analogue à celle du vinaigre, et la propriété qu'ils ont de rougir la teinture bleue de tournesol.

Les acides sont divisés en deux grandes elasses :

1° les acides minéraux ou inorganiques; 2° les acides organiques qui proviennent des substances végétales ou animales.

Chaque acide, important dans la science photographique, aura son article spécial dans ce résumé.

Toute la surface du globe est enveloppée d'une masse gazeuse appelée atmosphère. L'air est le gaz qui constitue cette atmosphère, et, par conséquent, c'est le milieu dans lequel se développent la plupart des corps organisés et se produisent presque tous les phénomènes que l'homme peut observer. Aussi peut- on dire que c'est à la découverte de la composition et des propriétés chimiques de l'air, ignorées si longtemps, que l'on a dû les immenses progrès de la physiologie animale et végétale, ainsi que la grande révolution de la chimie.

L'air est un gaz permanent ; pris en petite quantité, il est parfaitement incolore et transparent; mais en grande masse, il présente une couleur bleue, due à l'inégalité d'action avec laquelle il transmet les différentes parties des rayons lumineux qui le traversent. L'air est un corps pesant; cette vérité a été démontrée par Toricelli, dont l'appareil, après plusieurs modifications ingénieuses, est devenu le baromètre.

Gomme le volume de tous les corps augmente ou diminue suivant le degré de l'élévation ou de rabaissement de la température, il est important de tenir compte de l'indication thermométrique, dans les analyses et surtout dans la détermination des poids spécifiques.

Les anciens regardaient l'air comme un élément : ce ne fut qu'à la fin du siècle dernier qu'on découvrit sa composition. En 4630, Jean Rry, avait déjà vérifié l'expérience de Brun sur l'augmentation du poids de l'étain transformé en chaux; mais ses idées restèrent ensevelies, et ce ne fut qu'en 1774 que Priestley, par de nouvelles expériences, put ébranler le principe de la simplicité de composition de l'air. Bayen fit des expériences encore plus décisives : Lavoisier s'emparant à son tour des idées de Priestley et de Bayen, les féconda de son génie, et ses recherches sur l'air vinrent changer la face de la science.

L'influence de fair sur les opérations photographiques est variable, suivant les différents degrés de pesanteur, de température et d'humidité.

L'air condensé ralentit les opérations et détermine, sur la couche coliodiono-ioduré, une espèce de voile sourd.

L'impression lumineuse n'aurait pas lieu dans le

vide obtenu ad moyen de la machine pneumatique.

A tine haute température, la lumière 9%U d'une rtrarôère anormale snr la couche sensible, — les révélateurs les plus énergiques ont beaucoup de peine à réduire l'iodure au noir sur les linges, la couche tend à s'exfolier. Dans un milieu humide la glace se couvre d'une buée inégale, et la couche iodurée offre des inégalités.

Un air modérément sec et châud, un vent vîoleut, sont des agents accélérateurs.

Cette substance, qui forme presque à elle seule le blanc d'oeuf, fait partie constituante de nos tissus, en particulier du sang. L'albumine liquide est visqueuse, transparente, incolore, plus pesante que l'eau, légèrement alcaline, Irès-soluble dans l'eau.

AlcaU

(De Carabe al et kali, soude.)

Aujourd'hui, le nom d'alcali s'applique à tout corps composé capable de verdir les couleurs bleues végétale, de ramener au bleu, les mêmes couleurs fougies, par

APPLIQUÉE A LA PAÔTOGRÀPHIE 335

des arides et de Saturer les acktefe aved ou sans effervessencey en formant des sels soluMes.— On distingué detn elàsses d'alcalis : les inorganiques* où mitifraul, des organiques ou végétaux et animaux.

Esprit- de-vin

L'alcool est le liquide qui se forme pendant ta ferme»talioD du vin et des liqueurs sucrées en général. Ort l'obtient en distillant du vin, de la bière, du sirop de betterave, etc., etc.

En appliquant convenablement les procédés de distillation, on obtient des produits plus cni moirré riches en alcool. Enfin, en mettant l'alcool en contact ahreCdes substances qui on! une grande affinité pour Peaù, la cha?tet vive, par exemple, et le? soumetfaiït de nouveau à la distillation, on obtient ttt» alcool anhydre Crû absolu.

Le pèse-esprits de Cartier ou Yàlcoolomètre de Osry«* Lrawatf sert à déterminer ledegrêde pureté ou d'hydratation des ateools do commerce.

Nous avons recommandé de faire dissoudre fiodure de potassium dans l'alcool à 36 e , parce que plus l'alcool est faible, plus il peut dissoudre d'iodure et

m ÉLÉMENTS DE CHIMIE

introduire d'eau dans le collodion. La liqueur génératrice est d'autant plus active, qu'elle est plus iodurée, mais aussi y a-t-il plus à craindre de voir l'image pâteuse, accuser imparfaitement les détails dans les ombres, ou bien de voir la couche de collodion se marbrer, ou même l'iodure d'argent se dissoudre dans le bain d'argent après s'être formé dans la pâte du collodion. Il est de la plus grande importance de n'employer que de l'alcool de vin : les alcools de fécule contiennent de l'acide malique ou sorbique et aussi des huiles empyreumatiques.

Alan

Les sels qu'on nomme alun ne sont pas toujours formés des mêmes éléments.

Valun est tantôt un sulfate acide d'alumine et de potasse, tantôt un sulfate acide d'alumine et d'ammoniaque, et le plus souvent enlin, un sulfate acide d'alumine de potasse et d'ammoniaque ; — il est inodore, d'une saveur d'abord douceâtre, puis très styptique; il rougit la teinture de tournesol; les aluns naturels sont fort rares ; on les fabrique aujourd'hui de toutes pièces; on l'emploie avec avantage pour l'amélioration des papiers et dans la préparation des enduits améliorateurs. (Voir page 257).

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au Alcali volatil

L'ammoniaque est un gaz incolore, transparent, d'une saveur caustique, d'une odeur forte et pénétrante qui provoque le larmoiement.

L'ammoniaque jouit des propriétés alcalines. Elte est formée par la combinaison de l'hydrogène et de l'azote; et comme elle affecte, à l'état anhydre, la forme gazeuse, on lui a donné le nom d'alcali volatil.

L'ammoniaque dissout parfaitement le chlorure d'argent, et pourrait servir à fixer les épreuves positives auxquelles elle donne un ton rouge qui n'est pas sans mérite; mais son action, qui dissout l'encollage, ne permet pas de laisser le papier dans ce bain jusqu'à dissolution complète du chlorure libre : il vaut mieux baigner l'épreuve dans l'eau ammoniacale, virer au chlorure d'or, et continuer le ûxage dans le bain d'hyposulflte; ces épreuves, après le fixage, ont acquis un ton noir, chaud et profond des plusharmonieux, et nous pouvons ajouter que Fammoniure d'or qui recouvre l'épreuve la rend inaltérable.

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Arsenic

L'arsenic est d'un gris de fer très-cassant ; il possède l'éclat métallique; il est très-brillant lorsqu'il est pur. A l'état métallique pur, l'arsenic n'est point un poison, mais il le devient, à un degré extrême, par l'oxydation, — et, comme il s'oxyde très-vite et facilement, ce ne serait pas impunément qu'on l'introduirait dans les voies digestives. — L'arsenic est insipide, inodore, niais acquiert une légère odeur par le frottement , chauffé, il donne des vapeurs qui répandent une forte odeur alliacée. — L'arsenic est employé par plusieurs arts industriels, et nous n'avons pas à nous en occuper. TT~6'il a pris place dans notre nomenclature chimique, G'est pafce qu'on a tenté de l'introduire, dans le laboratoire de photographie, sous forme d'iodure, et avee les prétentions d'être le meilleur de tous les iodures connus. Inutile de dire que c'est encore une de ces utopies dont on se débarrasse peu à peu, mais qui encombreront encore, pendant longtemps, le sentier des élèves.

Azotate d'argent

ou Nitrate d'argent

L'azotate d'argent, ou nitrate d'argent, est un sel

formé d'oxyde d'argent et d'acide gotique. On le trouve, dans le commerce, ou cristallisé sous forme de lamelles incolores et brillantes, ou fondu, coulé en plaques blanches. Sous ces deux formes, il est parfaitement propre à donner d'excellents résultats, si, d'ailleurs, le produit est pur et bien fait. Nous pensons que le mélange des deux convient également pour les négatifs et les positifs sur papier. Le nitrate d'argenf fondu est souvent d'une telle nature, que les bains neufs,, qui en proviennent, donnent de très-mauvaises épreuves; si bien, qu'on se trouve dans la nécessité de lui restituer l'acide azotique qui lui manque, — U est donc plus prudent d'employer, par parties égales, le nitrate d'argent fondu et cristallisé, ou ce dernier seulement, mais rendu presque neutre par des cristallisations successives.

Le nitrate d'argent est très-soluble dans l'eau- JLe sel commun, le sel ammoniac, l'acide, chlorhydrique, et presque tous les composés chlorés, précipitent sa solution, et donnent du chlorure d'argent insoluble. Cette propriété a été mise à profit pour la préparation des papiers positifs,

Le chlorure d'argent est extrêmement sensible à Faction de la lumière, et passe à l'état métallique après une courte exposition aux rayons du soleil. Il est ^ peu

près insoluble dans l'eau. L'acide chlorhydrique, l'alcali volatil, le cyanure de potassium, Phyposultite de soude ont la propriété de le dissoudre.

La préparation de ce produit n'offre aucune difficulté sérieuse, et chacun peut s'y livrer sans crainte ; quelques précautions, cependant, ne sont pas inutiles, soit pour la complète réussite de ce réactif, soit pour éviter de respirer les vapeurs hypo-azoliques qui se dégagent pendant sa préparation.

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